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Économie

Vision métropolitaine pour une fiscalité globale

20 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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Raymond Bachand, président du conseil d'administration de Tourisme Montréal, Denis Coderre, maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal, Dominique Anglade, présidente-directrice générale de Montréal International, et Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Plusieurs acteurs clés du développement économique du Grand Montréal ont salué d’une même voix la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise vendredi dernier. Ils ont profité de l’occasion pour présenter leur vision commune du concept de fiscalité globale, qui place la métropole au cœur de leurs objectifs.

Denis Coderre, maire de Montréal et président de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), Dominique Anglade, présidente-directrice générale de Montréal International (MI), Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) et Raymond Bachand, président du conseil d’administration de Tourisme Montréal, ont ainsi uni leurs voix.

« Comme toute administration publique, le gouvernement du Québec a l’obligation d’assainir ses finances, a souligné Denis Coderre. Toutefois, l’exercice peut et doit être réalisé tout en améliorant les politiques d’aide aux entreprises. C’est pourquoi le nouveau régime de dépenses fiscales devra continuer à appuyer les secteurs d’excellence de l’économie, notamment les grappes métropolitaines du Grand Montréal. »

Pour étayer cette recommandation, le regroupement a fait allusion au rapport Créer un nouvel élan à Montréal, publié par BMO Groupe financier et le Boston Consulting Group en début d’année 2014, qui démontre que sept métropoles similaires au Grand Montréal (Boston, Manchester, Melbourne, Philadelphie, Pittsburgh, San Diego et Seattle) ont réussi à émerger d’un climat économique stagnant en capitalisant sur leurs grappes sectorielles respectives.

Crédits d’impôts à l’ordre du jour

« Une fiscalité globale compétitive est essentielle pour permettre à nos entreprises de jouir d’un environnement d’affaires concurrentiel propice à leur développement. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue que c’est également un outil stratégique de développement économique », rappelle Michel Leblanc.

Selon lui, les incitatifs fiscaux performants et bien ciblés constituent « une base efficace pour soutenir les secteurs les plus productifs et les plus innovants » du Grand Montréal. « Notre vitalité économique en dépend », a-t-il d’ailleurs précisé.

Ce à quoi ajoute Raymond Bachand : « Le gouvernement du Québec a, avec justesse, décidé de créer deux commissions, notamment pour réviser l’ensemble des mesures fiscales eu égard à leur pertinence et leur efficacité. Nous sommes donc heureux de répondre à leur invitation pour évaluer dès aujourd’hui la performance des crédits d’impôts et ne pas se priver, demain, de revenus importants. »

M. Bachand a relevé que si certains crédits d’impôt aux entreprises font en effet partie des dépenses gouvernementales sujettes à révision, celles-ci doivent considérées comme des investissements générateurs de développement.

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