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Vivre d’une paie à l’autre : des conseils pour vos clients

15 septembre 2009 | Ronald McKenzie | Commenter

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Près de 60 % des Canadiens auraient du mal à payer leurs factures si leur paie leur était versée avec une semaine de retard, révèle un tout récent sondage de l’Association canadienne de la paie.  En dépit de 20 ans de croissance économique quasi ininterrompue, la plupart des Canadiens vivent d’une paie à l’autre et peinent à épargner en prévision de leur retraite.

Sans surprise, l’étude nous apprend que :

  • 72 % des personnes monoparentales éprouveraient des difficultés à acquitter leurs obligations financières avec une paie en moins.
  • 50 % Canadiens ne sont pas en mesure de consacrer plus de 5 % de leur revenu net à leur épargne-retraite.

Et les Canadiens sont toujours aussi endettés, révélaient hier les plus récents chiffres de Statistique Canada.

Pour chaque dollar d’actif net, chaque foyer canadien avait contracté une dette moyenne équivalent à 24,8 ¢ au cours du deuxième trimestre, comparativement à 24,9 ¢ pour chaque dollar d’actif net au cours du premier trimestre de 2009.

Or, les consommateurs disposent de différents moyens pour gérer leurs affaires de manière convenable. Le plus évident est de dresser un budget familial et de… le respecter. Le hic, c’est que cela requiert de la discipline. Comme vous n’avez ni le temps ni les ressources de vous occuper de cet aspect avec vos clients, vous pourriez les diriger vers les associations coopératives d’économie familiale (ACEF) qui font ce travail depuis des années au Québec.

On trouve des ACEF et des groupes consuméristes dans toutes les régions du Québec. Les cours sur le budget qu’ils donnent sont bien structurés et favorisent la culture de l’épargne par le truchement du contrôle des dépenses. Les méthodes pédagogiques enseignées sont positives et font appel à l’imagination. Vos clients ne le regretteront pas.

Pour savoir quelle ACEF donne des cours sur le budget dans votre région, cliquez ici.

Desjardins : deux façons de rembourser
Par ailleurs, certaines institutions financières prodiguent des conseils généraux en matière de gestion des dettes personnelles. Ainsi, le Mouvement Desjardins estime qu’on peut les rembourser de deux façons :

  • en commençant par celles dont le taux d’intérêt est le plus élevé ; ou
  • en commençant par celles dont le montant est le moins élevé.

La première méthode est bien connue et, logiquement, la plus payante pour le consommateur, car elle lui permet de se libérer en premier des dettes qui coûtent le plus cher (taux d’intérêt les plus élevés).

Mais si vos clients sont plus attentifs aux petits gains rapides, la deuxième façon pourrait davantage leur convenir. En effet, en mettant toute leur énergie à épargner pour payer leur première petite dette, et en voyant celle-ci fondre rapidement, ils seront motivés à un point tel qu’ils chercheront à attaquer la dette suivante avec encore plus de mordant.

« L’esprit humain fonctionne parfois d’une façon incompréhensible. Pour autant que votre méthode fonctionne pour vous, c’est ce qui compte ! », dit Desjardins.

Si vos clients ont besoin d’une grille de travail pratique pour gérer leurs dettes, ils peuvent utiliser un outil en ligne qu’offre Desjardins sur son site. Pour accéder à cette grille de travail, cliquez ici.

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