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Baisse économique

Volatilité des marchés : les Canadiens gardent leur sang-froid

9 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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La plupart (85 %) des investisseurs au pays n’ont pas cédé à la panique lors du récent délestage sur les marchés boursiers mondiaux lié aux turbulences économiques en Chine, conclut un sondage de la Banque CIBC publié hier.

Réalisée en ligne par Angus Reid les 31 août et 1er septembre auprès de 1 504 Canadiens d’un océan à l’autre, cette enquête d’opinion montre que, d’une façon générale, ils ne réagissent pas de façon exagérée aux fortes fluctuations du marché, puisque 73 % d’entre eux déclarent que la volatilité n’a pas d’incidence sur la manière dont ils gèrent leurs placements.

Autre enseignement intéressant : près de huit investisseurs sur 10 (77 %) faisant affaire avec un conseiller conservent leurs placements, comparativement à 65 % des investisseurs autonomes.

LES JEUNES SE RETIRENT PLUS VITE

« Ces dernières semaines, les marchés ont secoué les investisseurs. Or, il est encourageant de constater que la grande majorité des Canadiens ont résisté à la tentation de se retirer du marché », se félicite David Scandiffio, président, Gestion d’actifs CIBC.

« Les fluctuations des marchés sont normales et font partie intégrante du processus de placement. Garder le cap et conserver ses placements dans un portefeuille bien diversifié est la clé de la réussite financière à long terme », poursuit-il.

L’étude note aussi que les investisseurs de plus de 55 ans (82 %) composent plus facilement avec la volatilité des marchés que ceux qui sont âgés de 18 à 34 ans (57 %). De même, les hommes (79 %) sont davantage susceptibles que les femmes (67 %) de laisser passer la tempête sans intervenir.

INVESTISSEURS ÉMOTIFS = RENDEMENTS MOINDRES

« Les jeunes investisseurs ont tendance à réagir beaucoup plus vivement à la volatilité que les investisseurs qui ont déjà connu quelques cycles haussiers et baissiers ou qui ont eu l’avantage de faire affaire avec un gestionnaire de portefeuille ou un conseiller financier qui peut leur donner son opinion sur les marchés », souligne David Scandiffio.

Par ailleurs, le sondage relève que les investisseurs dont les décisions sont dictées par les émotions, c’est-à-dire qui se retirent du marché pour ensuite y revenir, obtiennent souvent des rendements inférieurs à ceux des investisseurs ayant conservé leurs placements.

Selon la CIBC, il y a plusieurs raisons à ce phénomène :

√ Les investisseurs achètent lorsque les cours sont élevés et vendent lorsqu’ils sont bas

« Agissant sous le coup de l’impulsion, ils achètent et vendent souvent leurs placements au mauvais moment; ils entrent sur le marché lorsque les cours sont élevés et s’en retirent lorsque les rendements touchent leurs creux. »

√ Ils essaient d’anticiper les mouvements des marchés… et se trompent

« Les marchés boursiers peuvent fluctuer fortement, à la hausse ou à la baisse, sans crier gare. Manquer seulement quelques-uns des meilleurs jours de Bourse peut réduire sensiblement les rendements. »

Ainsi, un investisseur qui aurait placé 10 000 dollars dans l’indice S&P/TSX le 1er janvier 2004 et qui aurait conservé ce placement pendant 10 ans aurait obtenu environ 11 000 dollars de plus qu’une personne ayant manqué les 10 meilleurs jours de Bourse.

√ Ils doivent payer des frais et de l’impôt sur la vente de leurs placements

Les frais d’exploitation et l’incidence fiscale de la vente de placements dans un compte non enregistré peuvent aussi entraver le rendement.

AVOIR UN PORTEFEUILLE BIEN DIVERSIFIÉ

Conclusion de David Scandiffio : les consommateurs doivent conserver leurs placements, même lors des épisodes de volatilité extrême.

« Un portefeuille bien diversifié aidera à atteindre ses objectifs financiers à long terme, explique-t-il. Les recherches sur les marchés montrent que les investisseurs qui conservent leurs placements à long terme obtiennent de meilleurs rendements que les autres. »

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