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Volatilité : place aux émotions

22 octobre 2012 | Nicolas Ritoux | Commenter

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Les marchés baissiers sont comme les matchs de hockey : c’est dans la troisième période que l’atmosphère se charge d’émotions. Voilà l’analyse de la situation actuelle que propose Tyler Mordy, directeur de la recherche et co-président chez Hahn Investment Stewards.

« L’indice de volatilité VIX ne prend pas en compte les facteurs psychologiques. S’il présente de gros pics en 2010, en 2011 et encore en 2012, c’est parce que le même scénario s’est répété. Chaque début d’année, les gens espèrent un rétablissement de la croissance, et lorsque celui-ci n’arrive pas, le VIX explose. »


Tyler Mordy cite l’exemple de la « vélocité d’échappement » (escape velocity) qu’avait prédite en 2010 Larry Summers, ex-conseiller économique de Barack Obama. Cette promesse de croissance durable ne s’est pas matérialisée, la croissance est demeurée lente, et le VIX a grimpé.

« Le marché oscille entre le sur-optimisme et de sous-optimisme, ce qui est propice aux approches tactiques de placement », indique l’expert.

Selon lui, nous entrons simplement dans la phase finale d’un marché baissier à long terme (secular bear market) qui a commencé au tournant des années 2000.

« Les années 80 et 90 étaient une période de faible volatilité, faible inflation, faible variation économique. C’était l’ère de la Grande Modération, pour reprendre l’expression popularisée par Ben Bernanke, le président de la Fed. C’était une erreur de penser que ça durerait. Nous sommes entrés pour 15 à 20 ans dans un marché baissier à long terme. Il marquera toute une génération. »

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