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Vos clients négligent souvent les conséquences d’une invalidité

15 octobre 2015 | La rédaction | Commenter

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L’immense majorité (95 %) des travailleurs canadiens se disent conscients qu’ils peuvent être victimes d’un accident ou tomber malades, mais 67 % d’entre eux n’ont jamais discuté avec leurs proches des conséquences financières d’une éventuelle invalidité, selon un sondage de RBC Assurances.

Menée en ligne par Ipsos du 12 au 19 juin auprès de 1 500 adultes en activité d’un océan à l’autre, cette enquête d’opinion montre pourtant que 43 % des ménages ont connu une telle situation, et que 72 % des personnes interrogées subiraient « de graves conséquences financières » si elles devaient s’arrêter de travailler durant trois mois.

« Un travailleur sur trois au Canada aura une période d’invalidité de plus de 90 jours pendant sa vie active, explique Mark Hardy, premier directeur, Assurance vie et prestations du vivant à RBC. Chacun doit en discuter en famille et prendre des mesures afin de se préparer aux répercussions financières de ne pas pouvoir travailler. »

UN SUJET ENCORE TABOU

RBC observe néanmoins qu’il n’est pas toujours évident d’aborder cette question. Ainsi, un sondé sur cinq (20 %) avoue ne pas savoir comment entamer la conversation, tandis qu’une proportion quasiment identique (19 %) se dit gênée de parler d’invalidité.

Quant on leur demande ce qui les inciterait à en parler avec leurs proches, 34 % des répondants affirment qu’ils auraient davantage tendance à le faire si leur propre situation financière se détériorait. De leur côté, 23 % d’entre eux assurent qu’ils seraient prêts à en discuter si quelqu’un de leur entourage se retrouvait dans cette situation.

« On croit qu’une invalidité “ne m’arrivera jamais”, mais c’est une possibilité bien réelle au cours d’une carrière, souligne Mark Hardy. Elle peut se produire soudainement et, au-delà de ses conséquences financières, il faut également envisager la charge émotionnelle qu’elle entraîne, d’où l’importance d’avoir cette conversation. »

VÉRIFIER LA COUVERTURE OFFERTE

Pour réduire l’impact d’un arrêt de travail prolongé, RBC recommande à « tous les travailleurs canadiens » de prendre le temps de « vérifier et de comprendre leur couverture ».

En effet, relève l’institution financière, « bon nombre de personnes croient qu’elles sont suffisamment couvertes par le régime d’assurance offert par leur employeur, et ne se rendent peut-être pas compte que les assurances fournissent une protection limitée ».

Parmi les conseils qu’elle donne pour éviter de se retrouver dans une mauvaise passe, RBC suggère notamment de toujours prévoir un « budget d’urgence » suffisant pour couvrir « au moins trois mois de frais de subsistance ».

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