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Warren Buffett en 4 convictions

4 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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Warren_Buffet_425Les États-Unis vont dans la bonne direction et rien, même pas l’élection de Donald Trump à la présidence du pays, ne pourra changer cela, estime Warren Buffett.

Le légendaire investisseur s’adressait samedi à 40 000 actionnaires, dont 2 000 Chinois, venus l’écouter à Omaha (Nebraska) dans le cadre de l’assemblée annuelle de Berkshire Hathaway, le conglomérat qu’il préside depuis maintenant plus d’un demi-siècle.

Accompagné du vice-président de l’entreprise, Charlie Munger, celui que ses partisans appellent l’« oracle d’Omaha » a répondu durant cinq heures aux questions des participants à cette grande kermesse. Voici quelques-unes de ses meilleures interventions telles que rapportées par La Presse.

AU SUJET DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE

L’éventuelle élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis ne serait pas un problème pour l’économie américaine, a soutenu l’homme d’affaires, par ailleurs fervent sympathisant d’Hillary Clinton.

« L’Amérique s’en remettra », a-t-il lancé.

Interrogé sur les conséquences que cela pourrait avoir pour Berkshire Hathaway, il n’a pas semblé inquiet. « Que Donald Trump ou Hillary Clinton soit élu président, je pense que Berkshire continuera à bien se comporter », a-t-il déclaré.

Il estime que le prochain locataire de la Maison-Blanche ne changera pas le fait que les États-Unis représentent « un endroit extrêmement attractif pour faire des affaires ».

AU SUJET DES BANQUES AMÉRICAINES

« Je n’imagine même pas investir dans 45 des 50 plus grandes banques », s’est-il exclamé. Il est vrai que ses réticences envers certaines grandes sociétés, notamment les fleurons de la Silicon Valley, sont bien connues des investisseurs.

En effet, l’oracle d’Omaha n’a jamais beaucoup apprécié les produits trop sophistiqués, au point d’affirmer que les produits dérivés « dont certains sont presque impossibles à évaluer » peuvent représenter une « bombe à retardement » pour le secteur bancaire.

En revanche, il s’est dit serein en ce qui concerne les établissements bancaires Wells Fargo et Bank of America, dans lesquels il a investi.

AU SUJET DE LA SOCIÉTÉ VALEANT

Jugeant le modèle d’affaires de Valeant « particulièrement bancal », le multimilliardaire n’a pas été tendre avec la multinationale pharmaceutique établie à Laval. Et son fidèle lieutenant Charlie Munger en a rajouté, affirmant que ses dirigeants avaient été « totalement défaillants » et qu’ils n’avaient eu que ce qu’ils méritaient.

AU SUJET DE SA SUCCESSION

Âgé de 85 ans, Warren Buffett n’a en revanche pas abordé la question de sa succession à la tête de Berkshire Hathaway, qui préoccupe cependant un nombre croissant d’investisseurs. La Presse précise que « la rumeur présente Ajit Jain, qui pilote les activités d’assurance du conglomérat, comme son dauphin à la tête du groupe ».

Mais le quotidien ajoute qu’il existe d’autres successeurs potentiels, comme Matt Rose, président et directeur de Burlington Northern, et Gregory Abel, patron de la division énergie de Berkshire Hathaway.

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