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Warren Buffett, fan fini de l’économie américaine

8 février 2008 | Commenter

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Le légendaire investisseur américain Warren Buffett se dit «très optimiste» pour ce qui est de l’économie des États-Unis. En entrevue au quotidien Financial Post, celui qu’on appelle le «prophète d’Omaha» croit que les difficultés que traverse actuellement le pays de l’oncle Sam sont temporaires.

«Nous allons les surmonter. Songez à quel point il aurait été absurde (silly) d’être autre chose qu’optimiste à l’endroit des États-Unis depuis 1790. Il n’est pas très avisé de vendre les États-Unis à découvert, ni non plus le Canada», a-t-il indiqué. Aux yeux de Warren Buffet, le monde s’améliore. Les gens sont plus productifs, la capacité humaine se développe au fil du temps.

Il croit que les banques américaines, aux prises avec d’importants problèmes de crédit, pourront surmonter leurs problèmes sans aide gouvernementale. Certes, elles ne représentent pas actuellement le meilleur des investissements, mais elles s’en sortiront. «Il est normal qu’elles paient le prix de leurs aventures dans les hypothèques à risque et autres produits dérivés compliqués. Quelqu’un doit assumer ces pertes. Il est préférable que ce soit la banque XYZ plutôt que la société dans son ensemble», a dit Warren Buffett.

D’ici cinq à 10 ans, a-t-il ajouté, les gens auront fait de l’argent avec la plupart des très grandes banques, sans toutefois nommer lesquelles. «Elles n’ont pas été blessées de façon permanente», a précisé l’investisseur.

En tournée à Toronto pour faire la promotion de sa firme d’information Business Wire, Warren Buffett ne s’inquiète pas du fait que des fonds étrangers acquièrent des actifs américains. Pour lui, il s’agit d’une conséquence naturelle et inévitable du déficit commercial des États-Unis. «Nous consommons chaque jour plus de marchandises étrangères que nous n’en exportons. Nous devons donner quelque chose en échange. Avant, c’étaient des dollars américains, maintenant, ce sont des actifs.»

Dans cette optique, il croit que le dollar américain continuera de demeurer faible vis-à-vis de notre huard. Malgré tout, il croit que l’économie américaine demeure fondamentalement saine. «L’argent est là et ne coûte pas cher. Le crédit est disponible pour les personnes qui ont des demandes raisonnables. J’ai vécu la période de 1982 où il fallait payer 21 % pour du crédit à court terme.»

Avec une population qui croît au rythme de 1 % par année, le secteur immobilier aux États-Unis finira par s’équilibrer. L’offre d’immeubles, en excédent ces jours-ci, se résorbera. «Mais cela peut prendre un certain temps», note Warren Buffett.

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