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Jeune, ambitieux et infatigable

4 décembre 2014 | Denis Méthot | Commenter

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À l’époque où il était étudiant et qu’il occupait un emploi d’été dans une usine de Valleyfield, Marc-Antoine Mainville avait été surnommé « Monsieur Overtime » parce qu’il acceptait toujours avec entrain de faire une multitude d’heures supplémentaire. Son acharnement au travail aura été payante, au sens propre et figuré.

Cofondateur du Groupe Consilium inc., basé à Montréal, et président de la division Services financiers Consilium, il a conservé le même degré d’engagement dans sa profession de conseiller en sécurité financière, ce qui lui a valu le Prix Relève 2014 de la Chambre de la sécurité financière.

Le lauréat n’est pas à proprement parler un jeune premier dans l’industrie. À 33 ans, il a déjà derrière lui huit années d’expérience dans le domaine de l’assurance individuelle de personne, de l’assurance collective et de l’épargne collective. Ce n’est pas l’image que l’on se fait d’un membre de la «relève». Marc-Antoine Mainville en est conscient. Ce prix, analyse-t-il, vise surtout à reconnaître le fait qu’il prend la relève de quelques bureaux actifs dont les propriétaires se cherchaient des successeurs afin de prendre leur retraite. Une denrée recherchée dans ce milieu.

Percée rapide

Marc-Antoine Mainville s’est intéressé au secteur des services financiers en fréquentant une fille qui provenait d’un milieu aisé où il était beaucoup question d’investissements et de placement. Il a choisi cette voie par volonté d’aider les gens dans la gestion de leur argent et leur planification financière. Même s’il a terminé ses études à l’UQUAM en 2005, il ne se sentait toutefois pas prêt à entreprendre l’aventure et il a attendu 2007 avant de se mettre en marche. Sous l’inspiration de son mentor, Luc Desrochers, il s’est affilié à la Financière Liberté 55, s’est lancé dans l’arène et, depuis, il n’a jamais dérogé à son plan d’affaires établi à 24 ans.

Quand il démarré, il n’avait aucun client, mais il savait où les trouver. Dès ses débuts, il a visé le marché des professionnels et des gens d’affaires, un secteur convoité qu’il n’a pas eu trop de mal à percer. Sportif, très impliqué socialement, bourré d’entregent, il est allé voir ses amis et relations et a fait de nombreuses rencontres lors de 5 à 7 d’affaires. N’hésitant pas à travailler de huit à le matin à minuit et les weekends au besoin, il s’est constitué un portefeuille de 250 clients majeurs en seulement trois ans. Il aimerait que d’autres jeunes en fassent autant que lui dans le domaine, mais il juge que plusieurs manquent de sérieux et ne sont pas prêts à s’imposer les sacrifices qui mènent à la réussite.

En faveur d’un ordre professionnel

Marc-Antoine Mainville regrette qu’en 2014, les planificateurs financiers soient encore perçus comme des vendeurs auprès d’une partie de la population, sans qu’ils aient droit à une véritable reconnaissance de professionnels. Il déplore que le milieu des services financiers soit si facilement accessible aux pseudo-conseillers et juge « extraordinaire » le travail de l’Autorité des marchés financiers (AMF) afin de dépister et faire condamner les fraudeurs.

Si l’AMF fait sa part, il croit néanmoins que la création d’un ordre professionnel s’impose. Un tel ordre, juge-t-il, apporterait un encadrement souhaitable à la pratique, améliorerait l’expertise et protégerait mieux le public et les investisseurs contre les abus et les vols.

Clientèle de professionnels

Sous l’inspiration de ses fondateurs, le Groupe Consilium a toujours visé le marché des professionnels et c’est le secteur dans lequel l’entreprise entend faire sa marque lors de son expansion. Marc-Antoine Mainville aspire à ce que l’enseigne Consilium devienne une référence pour cette clientèle.

Il y a toutefois un prix à payer pour un conseiller qui convoite ce créneau.

« Jamais je n’aurai de 3000 à 4000 clients, dit-il. Il faut se réserver du temps pour les gens aisés. C’est une priorité auprès de cette clientèle. Maintenant, je prends neuf à dix nouveaux clients par année. Je vais monter à 350, mais pas plus».

Il souligne ne pas avoir de difficultés à servir cette clientèle aisée. Ses recettes sont simples : la bonne information, la formation, la transparence, la disponibilité et les suivis.

« Quand on fait une bonne gestion des attentes, souligne-t-il, il n’y a pas de surprises. »

Expansion et acquisitions

Fondé il y a à peine deux ans, le Groupe Consilium possède déjà trois bureaux. Le principal est situé sur la rue Saint-Paul à Montréal, il en possède un autre sur l’avenue McGill lié au Centre financier SFL Vieux-Montréal, dont il détient 25 % des parts, et l’autre à Valleyfield. Ce n’est qu’un début. Marc-Antoine Mainville n’est pas qu’un conseiller financier et un représentant en épargne. Ce diplômé en finances est aussi un entrepreneur dans l’âme. Il voit gros et loin.

Ses partenaires et lui, dont son principal associé, Christian Foisy, à qui il attribue beaucoup de mérite pour sa propre réussite, projettent déjà d’ouvrir ou d’acquérir de nombreux autres bureaux sous l’enseigne du Groupe Consortium au cours des prochaines années. Ils devraient annoncer l’acquisition d’un bureau déjà existant pour en prendre la relève au début de 2015, première étape d’une série de transactions du même genre qui va se poursuivre au cours des prochaines années. Laval et Granby sont déjà dans leurs plans et la ville de Québec d’ici cinq ans.

La page d’entrée du site internet de Consilium comporte une série de citations qui reflètent la pensée et la vision de Marc-Antoine Mainville : « L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleur s» – John Kennedy. « Les gagnants trouvent des solutions, les perdants des excuses » – Franklin D. Roosevelt. Consilium a ajouté la sienne : « On trouve les solutions, pas d’excuse. »

 

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