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Comment aider les PME à obtenir du financement?

20 avril 2016 | Patti Ryan | Commenter

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conseiller_client_argent_blabla_425x283Lorsque vos clients propriétaires de PME ont besoin de capital pour financer leurs projets d’expansion, à quelles portes devraient-ils frapper? Il y a quelques années, la banque aurait probablement été la réponse la plus courante, mais aujourd’hui, les sources alternatives ne manquent pas.

Que ce soit pour embaucher du personnel, faire des acquisitions ou investir dans le marketing, les PME ont besoin de liquidités pour faire croître leurs activités, soutient Aly Dhalla, PDG et cofondateur de Finaeo, un outil mobile de productivité et d’optimisation conçu pour les professionnels de la vente.

Plusieurs facteurs devraient guider les entrepreneurs dans le choix d’une source de capital. Le premier à considérer est évidemment la taille de l’entreprise. Pour les plus grandes organisations, le traditionnel prêt bancaire se révèle souvent une bonne option.

En fonction de leur domaine d’activités, les PME peuvent aussi avoir accès à des sources de financement gouvernementales, telles que le Programme d’aide à la recherche industrielle (PARI), le Programme d’encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) ou encore la Banque de développement du Canada (BDC).

Le Programme de financement des petites entreprises du Canada (PFPEC) accorde de son côté des prêts aux entreprises en démarrage, mais également aux entreprises établies qui ont besoin d’un coup de main pour poursuivre leur croissance, souligne Sophia Nizamuddin, de Svab Insurance.

Selon elle, les entreprises qui ont seulement besoin de quelques milliers de dollars pourraient envisager une avance de fonds pour commerçants, un prêt accordé en échange d’un pourcentage des ventes par carte de débit ou de crédit, jusqu’au remboursement complet.

LA VOIE TRADITIONNELLE OU ALTERNATIVE?

Pour les petites entreprises, les prêteurs en ligne occupent aujourd’hui une position favorable. Ils ont notamment la réputation d’adopter une approche plus conviviale pour les PME que les grandes banques, qui préfèrent les prêts plus importants. Selon Statistique Canada, le taux d’approbation de crédit a tendance à augmenter avec la taille de l’entreprise.

Dans certains cas, ces prêteurs alternatifs, qui fonctionnent par l’entremise d’applications en ligne, accordent du financement dans les 24 à 72 heures suivant la demande. Pour le moment, la plupart ne se spécialisent pas dans les entreprises en démarrage (startups), mais se montrent plus accueillants envers les PME que la plupart des banques.

QUE RECOMMANDER AUX CLIENTS?

Il y a des avantages et des inconvénients à contracter un prêt chez un joueur alternatif. La clé est de lire attentivement les petits caractères et d’être à l’aise avec les termes du contrat avant de s’engager.

Aly Dhalla explique par exemple que les entreprises qui ne se qualifient pas pour des prêts traditionnels pourraient trouver leur compte dans le financement alternatif, mais en contrepartie de taux d’intérêt plus élevés.

Elle prévient également que certains de ces prêts contiennent des clauses déraisonnables. Par exemple, un prêt bancaire peut être payé plus rapidement advenant une entrée soudaine de liquidité, tandis que les prêteurs alternatifs n’offrent pas toujours cette option, du moins sans pénalité.

LE RÔLE DU CONSEILLER

Pour déterminer quelle source de financement est la plus appropriée pour votre client, une question clé doit être posée : pourquoi a-t-il besoin d’argent?

«Je crois que ça fait partie du travail du conseiller de creuser cette question avec les propriétaires de PME pour s’assurer de demander un prêt pour les bonnes raisons. Trop de petites entreprises ont le réflexe de dire « Si je pouvais obtenir 100 000 $, je pourrais faire telle chose » mais la question est généralement plus complexe que cela», affirme Aly Dhalla.

«Les conseillers devraient passer en revue les plans d’affaires avec les entrepreneurs et déterminer si les fonds espérés feront partie d’une stratégie à court ou à long terme.»

Ce texte a d’abord été publié sur SmallBizAdvisor.ca. Traduction et adaptation par Pierre-Luc Trudel.

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