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Comment améliorer les programmes de mieux-être au travail?

10 mai 2017 | La rédaction | Commenter

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cafe_matin_pause_dejeuner_bourse_journal_425Le succès commercial remporté par les cafetières à capsules est le symbole d’une tendance de fonds en consommation : la personnalisation. Mais cette tendance se fait toujours cruellement attendre dans le domaine de la santé au travail.

Avec le café en capsule, chaque consommateur est maintenant libre de savourer son café aux noisettes ou à la vanille sans imposer ses préférences gustatives aux autres membres de sa famille. À quand un principe similaire dans les programmes de mieux-être en milieu de travail? a demandé le spécialiste des sondages et de l’opinion publique Youri Rivest en ouverture du Rassemblement pour la santé et le mieux-être au travail, qui s’est déroulé en début de semaine à Montréal.

« Pour que les employés embarquent dans ces programmes-là, ils doivent s’inscrire dans les grandes tendances sociales, devenir plus personnalisés », a-t-il soutenu.

Cette personnalisation doit avant tout passer par les communications. Après tout, on ne peut pas transmettre exactement le même message aux employés qui sont déjà très impliqués dans le maintien d’une bonne santé physique et mentale et à ceux que le sujet n’intéresse pas vraiment.

« Ces gens-là ne se sentent pas aussi interpellés par les questions de santé, ils sont ailleurs. Il faut leur parler différemment », a souligné Youri Rivest.

En ce qui concerne les habitudes alimentaires par exemple, certaines personnes mangent par plaisir, alors que d’autres mangent seulement pour combler un besoin essentiel, a-t-il indiqué.

MOTIVÉ OU DÉSENGAGÉ?

Le spécialiste des sondages a identifié quatre grands profils d’employés selon leur degré d’engagement et de discipline relativement aux questions de santé et mieux-être.

L’adepte de l’« empowerment » est fortement impliqué et désire prendre lui-même en charge sa santé… ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas besoin d’un petit coup de main de son employeur.

Tout aussi motivé, mais moins structuré et plus spirituel, l’alternatif est davantage susceptible de se tourner vers des méthodes non traditionnelles pour prendre soin de sa santé.

Le disciple est de son côté peu impliqué, mais prêt à faire des efforts si on lui dit exactement quoi faire pour améliorer sa santé.

Enfin, le désengagé est nullement interpellé par les questions de santé et adhère à la philosophie du « on meurt tous un jour ». Les employeurs doivent donc trouver le moyen de le sensibiliser et de le convaincre des bénéfices de se soucier de son mieux-être.

« Les employeurs ont souvent tendance à s’adresser aux adeptes de l’empowerment, car il est plus facile et emballant de développer des programmes pour des gens qui sont déjà très motivés. Il ne faut toutefois pas oublier tous les autres employés », a affirmé Youri Rivest.

Autrement dit, à chaque employé sa capsule… de mieux-être!

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