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Économie

Comment favoriser l’entrepreneuriat au Québec?

27 septembre 2017 | La rédaction | Commenter

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courbe_baisse_426Le Québec présente invariablement le taux de création d’entreprises le plus bas au Canada. Comment renverser la tendance?

Dans un cahier de recherche publié par l’Institut économique de Montréal (IEDM), l’économiste Mathieu Bédard présente plusieurs idées pour favoriser l’entrepreneuriat dans la province en se basant sur la perspective de l’école autrichienne d’économie sur l’entrepreneuriat. Selon cette école de pensée, les politiques interventionnistes nuisent à l’entrepreneuriat, et il vaudrait mieux éliminer des politiques « nuisibles » qu’en créer de nouvelles.

L’impôt élevé sur le revenu des particuliers est un exemple de « politique nuisible », souligne l’étude. Au Québec, le taux maximal combiné d’imposition (fédéral et provincial) sur le revenu atteint 53,3 %, alors qu’aux États-Unis, les taux marginaux sont plus bas et s’appliquent à des revenus beaucoup plus élevés.

« Avec une taxation élevée, les entrepreneurs sont moins capables de financer leurs entreprises, non seulement parce qu’ils amassent moins de richesse mais aussi parce qu’il est généralement plus difficile de convaincre des investisseurs, soutient M. Bédard. On peut donc s’attendre à ce qu’il y ait moins d’entrepreneuriat. »

LAISSER LES ENTREPRENEURS RÉUSSIR OU ÉCHOUER

La taxe sur le gain en capital, le manque de flexibilité d’embauche et de congédiement, ainsi que les subventions aux entreprises sont aussi des politiques freinant l’entrepreneuriat au Canada, croit l’économiste.

Les monopoles légaux, comme ceux de l’alcool, du jeu ou de l’électricité, freinent également le dynamisme de l’économie puisqu’ils ne sont pas soumis au jeu de la concurrence et ont peu d’incitation à innover. La réglementation des métiers et les barrières interprovinciales ont également pour effet de « brimer » l’entrepreneuriat.

« Les politiciens, même en étant bien intentionnés, nuisent aux entrepreneurs lorsqu’ils choisissent d’intervenir dans le marché à coups de programmes et de réglementations. Une approche plus porteuse serait de revoir les politiques qui découragent l’entrepreneuriat et de laisser les entrepreneurs réussir ou échouer », indique Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM.

Au classement 2017 de Doing Business de la Banque mondiale, qui mesure la qualité et l’efficience du cadre réglementaire, le Canada est 22e au classement général sur 190 pays, et au 2e rang pour la création d’entreprises. Par contre, il se classe 46e pour le commerce transfrontalier et 112e pour le respect des contrats.

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