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Création d’entreprises : les programmes gouvernementaux inefficaces

9 novembre 2016 | La rédaction | Commenter

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confrontation_homme_affaires_425Ce ne sont pas les programmes d’aide et les subventions qui favorisent la création d’entreprises, mais plutôt une grande liberté économique, affirme l’Institut économique de Montréal (IEDM).

Dans un cahier de recherche « qui s’appuie sur une vaste littérature scientifique », l’organisme conclut que des règles du jeu qui favorisent la liberté économique facilitent la création d’entreprises.

Pour stimuler l’entrepreneuriat, les gouvernements devraient donc diminuer l’intervention et les dépenses de l’État, éliminer les barrières au commerce intérieur et extérieur, faciliter l’investissement étranger, libéraliser le marché du crédit aux petites entreprises et réduire les formalités administratives pour se lancer en affaires.

« Toutes les études constatent un lien positif entre la liberté économique et le niveau d’entrepreneuriat dans une société donnée, souligne dans un communiqué Mathieu Bédard, économiste à l’IEDM et auteur de la publication. Aucune étude ne constate de lien négatif entre la liberté économique, ou une composante de la liberté économique, et l’entrepreneuriat. »

LE QUÉBEC, CANCRE DE LA LIBERTÉ ÉCONOMIQUE

Or, plusieurs gouvernements ont tendance à adopter l’approche contraire en intervenant de diverses manières pour stimuler l’entrepreneuriat, sans pour autant qu’il soit clair que ces interventions sont vraiment efficaces. Dans certains cas, elles ne feraient que déplacer les entrepreneurs, qui se lanceraient en affaires dans d’autres secteurs que ceux initialement prévus pour avoir droit à des programmes ou des subventions.

Pour appuyer sa théorie, l’IEDM compare l’Alberta, où le bilan de liberté économique et le taux de création d’entreprises sont très élevés, avec le Québec, qui affiche « le pire score de liberté économique au pays » et un faible taux de création d’entreprises.

« Les interventions étatiques ne sont pas toutes mauvaises, mais avant de faire appel à une politique pour promouvoir l’entrepreneuriat, il faut se poser une question essentielle, dit Mathieu Bédard. Cette mesure confie-t-elle plus de responsabilités aux individus ou au processus politique? Les études sont concluantes : l’entrepreneuriat est l’affaire d’individus. Laissons-les faire leurs propres choix et l’entrepreneuriat s’en portera mieux. »

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