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Déficit de perfectionnement chez les employés

22 mars 2017 | La rédaction | Commenter

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formation_professionnelle_425Même si les travailleurs canadiens souffrent de graves lacunes en matière de perfectionnement professionnel, très peu d’employeurs semblent s’en préoccuper.

Les dangers d’une telle inertie sont pourtant bien réels. Selon un sondage d’ADP Canada, près de 40 % des employés au pays seraient prêts à quitter leur emploi actuel pour entrer au service d’un employeur proposant de meilleures possibilités de développement de carrière.

Parmi ces travailleurs qui n’hésiteraient pas à claquer la porte si l’occasion se présentait, 39 % consentiraient même à une baisse de salaire.

MANQUE DE SOUTIEN

Plusieurs raisons peuvent expliquer les lacunes des employés sur le plan du perfectionnement, mais la principale est sans nul doute le manque de soutien de la part de leur employeur. Le tiers de ces derniers n’offrent pas ce type de soutien, qui peut prendre la forme de programmes de développement des compétences, de formations techniques, d’aide pour le cheminement de carrière ou de mentorat.

Presque un travailleur sur cinq (19 %) indique ne pas avoir demandé ce type de soutien, alors que 14 % des répondants estiment ne pas avoir assez d’ancienneté pour en profiter. Près d’un travailleur sur dix (9 %) mentionne que leur patron n’a pas le temps de s’occuper de leurs besoins à ce sujet.

« La situation est paradoxale en ce sens que de nombreux employeurs indiquent avoir besoin de travailleurs qui s’adaptent continuellement aux nouvelles tâches et responsabilités, alors que plusieurs employés disent de leur côté manquer de soutien au perfectionnement pour répondre à ces attentes », explique Elvira Ciambella, vice-présidente, Implantation, Comptes majeurs d’ADP Canada

DES TRAVAILLEURS RÉSIGNÉS

Plus de la moitié (53 %) des quelque 828 travailleurs canadiens sondés ont indiqué être prêts à se perfectionner, mais sont résignés à leur sort sachant que leur employeur ne leur fournira probablement pas l’occasion de le faire. Parmi ces gens, il y a pourtant des « diamants bruts » malheureusement négligés par les entreprises, déplore Mme Ciambella.

Elle sonne d’ailleurs l’alarme en soutenant que si l’employeur n’appuie pas leur perfectionnement, ces employés iront voir ailleurs et accepteront même une baisse de salaire. « Ce sondage devrait être un avertissement pour tout employeur ayant à cœur la fidélisation des employés et la productivité », indique Mme Ciambella.

Pour être en mesure d’offrir un programme de perfectionnement efficient, les entreprises devraient, selon ADP, évaluer à l’avance les compétences futures nécessaires à leurs activités, fournir les ressources nécessaires à leur personnel, et surtout, cesser de considérer la formation et le perfectionnement comme des exigences coûteuses et contraignantes.

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