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Financement : « La banque n’est vraiment pas votre amie »

17 mai 2017 | La rédaction | Commenter

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conseiller_fnb_actions_argents_bourse_doigt_425x283Toutes les petites entreprises, sans exception, ont besoin d’une chose pour croître : du capital. Et elles n’ont pas toujours besoin de se tourner vers les banques pour en obtenir.

C’est, du moins, ce qu’affirme Sarah Prevette, fondatrice de Future Design School, une communauté en ligne offrant des conseils en temps réel aux startups.

Lors d’un panel organisé par le Globe and Mail la semaine dernière, elle a conseillé aux gens d’affaires de ne pas fonder tous leurs espoirs sur les banques, particulièrement dans les premières étapes de croissance de leur entreprise. « Honnêtement, la banque n’est vraiment pas votre amie tant que vous n’avez pas atteint un niveau plus élevé de développement et des flux de revenus stables. Dans votre première ronde de financement, ce n’est pas votre banque que vous devriez appeler en premier. »

Vers qui se tourner alors? Vers des accélérateurs d’entreprises, qui sont assez répandus dans le secteur technologique, suggère-t-elle. Ces organismes fournissement généralement une vaste gamme de services incluant le financement, l’expertise et parfois même des espaces de travail.

Les anges investisseurs, qui fournissent du capital en échange d’actions ou de dettes convertibles, sont aussi une option intéressante. Il existe finalement de nombreuses subventions gouvernementales accessibles aux entreprises en démarrage.

DES OBJECTIFS TROP AMBITIEUX?

« Si une banque vous dit non, ce n’est pas la fin de la route », affirme pour sa part Dan Kelly, président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Il souligne l’importance pour les entrepreneurs de générer des revenus à un stade précoce, même s’ils ne proviennent pas d’un produit final. « Cela peut être un service ou quelque chose que vous pouvez élaborer avant la mise en marché du produit que vous avez en tête », assure-t-il, en expliquant qu’une telle initiative donnera confiance aux prêteurs potentiels.

Dans certains cas, les propriétaires de PME doivent également revoir leurs objectifs de financement à la baisse, ou au moins réévaluer leurs plans initiaux et identifier où il serait possible de réduire les coûts.

« Parfois, les entrepreneurs surestiment le montant dont ils ont besoin. En fait, vous avez probablement besoin de moins d’argent que ce que vous pensez », conclut Dan Kelly.

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