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L’« hygiène cognitive », gage de bonne santé mentale

30 août 2017 | La rédaction | Commenter

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cerveau_sante_mentale_adaptationLes employés qui ont un faible degré de résilience et d’adaptation sont plus susceptibles de souffrir de détresse psychologique en milieu de travail, selon une récente étude de Morneau Shepell.

Intitulée Développement des capacités d’adaptation et de la résilience des employés : une bonne affaires pour les organisations, l’étude est axée sur la notion « d’hygiène cognitive », c’est-à-dire la capacité de gérer efficacement ses pensées négatives, de préserver ses capacités cognitives à résoudre des problèmes et de prendre de bonnes décisions sans avoir de pensées négatives influant sur la santé mentale.

Selon Morneau Shepell, les capacités d’adaptation et le degré de résilience permettent dans une grande mesure de prédire l’état de santé et le degré d’engagement des employés. Près de 30 % du personnel pourrait bénéficier du développement de leurs capacités d’adaptation, indique la firme de services-conseils.

HYGIÈNE COGNITIVE ET HYGIÈNE BUCCALE, MÊME COMBAT

Une bonne hygiène cognitive se divise en deux éléments clés : les capacités d’adaptation développementales et les gestes quotidiens durables.

Les capacités d’adaptation développementales éclairent la personne sur sa façon de penser, lui apprenant à mieux résoudre les problèmes et à prendre de bonnes décisions. Ces capacités vont de l’intelligence émotionnelle à la robustesse psychologique en passant par l’entraînement de l’esprit à composer avec les événements de la vie.

Les capacités d’adaptation durables, qui favorisent et soutiennent une bonne santé mentale, comprennent notamment la pratique de la pleine conscience et l’apprentissage d’une gestion efficace de l’humeur.

« La pratique d’une hygiène cognitive efficace se fonde sur les mêmes bases qu’une bonne hygiène buccale. L’efficacité des deux est tributaire des pratiques et des gestes quotidiens », explique Bill Howatt, chef, Recherche et développement, Productivité de la main-d’œuvre chez Morneau Shepell et auteur du document de travail.

« L’hygiène buccale repose sur des capacités développementales comme le brossage des dents et l’utilisation de la soie dentaire de façon adéquate, et sur les capacités durables que sont les gestes quotidiens de se brosser les dents après chaque repas et d’utiliser la soie dentaire au moins une fois par jour. De la même façon, l’hygiène cognitive demande des capacités d’adaptation développementales qui nous éclairent sur nos émotions, puis des capacités d’adaptation durables qui incluent les gestes qu’on pose au quotidien pour éviter les pensées négatives indésirables », dit-il.

MIEUX GÉRER LES AGENTS STRESSANTS

En milieu de travail, la promotion d’une bonne hygiène cognitive permet aux employés de mieux gérer les agents stressants, qui peuvent entraîner des problèmes de santé mentale et nuire au rendement de l’organisation.

Si les entreprises gèrent les agents stressants adéquatement et investissent dans l’hygiène cognitive, elles seront en mesure d’améliorer leurs résultats en réduisant le taux de roulement, en augmentant la productivité et en atténuant le risque de conflits avec les employés, entre autres, soutient Bill Howatt.

« Gérer les capacités d’adaptation et le développement de la résilience n’est pas une activité statique; il ne faut pas baisser la garde si l’on veut combattre efficacement les agents stressants au quotidien. »

Ce texte a été initialement publié par SmallBizAdvisor. Traduction et adaptation par Pierre-Luc Trudel.

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