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La création d’entreprises perd du terrain au Québec

21 février 2018 | La rédaction | Commenter

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papier_crayon_dossier_contratL’entrepreneuriat a beau être sur toutes les lèvres, le nombre d’entreprises n’a cessé de décroître au cours des sept dernières années au Québec. Peut-on renverser la tendance?

Après avoir constamment augmenté entre 2003 et 2011, le nombre d’entreprises privées dans la province recule année après année depuis 2011, rapporte La Presse. La création d’entreprises a toujours été plus faible au Québec que dans les autres provinces, mais la tendance est de plus en plus marquée. En 2001, 23 % de toutes les entreprises au Canada étaient basées au Québec, comparativement à seulement 19 % en 2015.

Ces données, publiées par la Ville de Montréal, mettent en lumière le fossé qui existe entre les intentions d’entreprendre et le passage à l’action.

« Il semble y avoir au Québec un intérêt aussi fort qu’ailleurs dans la création d’entreprises, mais ces intentions ne se concrétisent pas ou se concrétisent moins qu’ailleurs », a expliqué à La Presse Marc Duhamel, professeur à l’Université de Québec à Trois-Rivières et chercheur à l’Institut national de recherche sur les PME.

Comment expliquer cette réalité? En partie par le fait que la création d’entreprises au Québec est considérée comme plus risquée en raison du niveau de taxation, de la réglementation plus lourde ou encore du taux de syndicalisation plus élevé.

FAVORISER LE REPRENEURIAT

Un autre facteur peut aussi expliquer la faiblesse du tissu entrepreneurial québécois : le vieillissement plus rapide de la population. « Ça fait longtemps qu’on a un retard en matière de création d’entreprises. On est aussi la province où le vieillissement de la population est le plus rapide. On est en mode transfert », a commenté Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, dans un entretien avec La Presse.

Il insiste d’ailleurs sur l’importance d’encourager le repreneuriat, les entreprises existantes ayant une grande valeur grâce à leurs employés et leurs réseaux.

Certains indicateurs sont plus encourageants. Selon une étude de HEC Montréal, seulement 7 % des 18-34 ans avaient l’intention de créer une entreprise en 2009. En 2017, on parlait plutôt de 21 %. Les intentions se traduisent aussi davantage en actions. En 2009, à peine 2,8 % des jeunes du même groupe d’âge avaient entrepris des démarches pour créer une entreprise, alors qu’ils ont été 9,4 % à en faire de même l’année dernière.

Selon Michel Leblanc, les efforts récents réalisés pour encourager l’entrepreneuriat ont porté fruit. « Je pense qu’on va dans la bonne direction », dit-il.

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