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La légalisation du cannabis inquiète les employeurs

15 novembre 2017 | La rédaction | Commenter

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cannabis_marijuana_425x283Alors que le cannabis à des fins récréatives sera légalisé dès juillet prochain au Canada, la plupart des employeurs ne sont pas prêts à faire face aux potentielles répercussions de cette légalisation au sein de leur organisation.

Un sondage réalisé par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés auprès de ses membres révèle que 73 % des professionnels en ressources humaines sondés (CRHA) sont préoccupés par la légalisation prochaine du cannabis et ses conséquences sur leur milieu de travail. De plus, près de deux CRHA sur cinq mentionnent que l’usage de drogues en milieu de travail est déjà problématique.

« Si l’employeur a des raisons sérieuses de croire qu’un employé est sous l’influence d’une drogue, il a le droit d’imposer des sanctions, puisqu’une telle situation peut représenter un danger pour l’employé lui-même et pour les autres salariés », explique Manon Poirier, CRHA et directrice générale de l’Ordre.

UNE POLITIQUE PLUS QUE NÉCESSAIRE

Pour aider les employeurs à s’adapter à la légalisation du cannabis, l’Ordre des CRHA a élaboré un guide qui traite notamment des aspects légaux entourant l’usage de drogue en milieu de travail et de la mise en place d’une politique claire en la matière. Selon le sondage, deux employeurs sur cinq ne disposent pas d’une telle politique à l’heure actuelle.

À sept mois de la légalisation, l’Ordre invite les organisations n’ayant pas encore pris de mesures face à cet enjeu à s’y pencher sérieusement. « L’élaboration d’une politique claire et précise permettra à l’organisation de gérer plus facilement les situations potentiellement engendrées par la légalisation du cannabis récréatif, souligne Mme Poirier. Ces mesures peuvent s’inscrire dans une politique globale portant sur l’usage d’alcool, de médicaments et de drogues. »

L’un des éléments fondamentaux que doit préciser la politique est le degré de tolérance envers la consommation de cannabis. Les risques associés aux activités de l’entreprise sont déterminants à cet égard. Il importe également de définir les sanctions qui s’appliqueront en cas de non-respect de la politique. Disposer d’une bonne politique ne suffit cependant pas : celle-ci doit également être bien communiquée et constamment tenue à jour.

Outre une politique claire, les organisations devront miser sur la prévention en s’assurant de sensibiliser leurs employés et de former leurs gestionnaires sur la question de la consommation de drogue, conseille l’Ordre.

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