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La productivité des jeunes passe par la santé mentale

13 décembre 2017 | La rédaction | Commenter

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stress_problemes_nuages_avenir_inquietude_desespoir_malheureux_triste_425x283Les troubles de santé mentale font des ravages dans les milieux de travail d’un bout à l’autre du Canada. Et si tout le monde peut en être victime, les jeunes travailleurs sont particulièrement à risque, selon une étude du Conference Board du Canada.

Les jeunes Canadiens souffrant de dépression ou d’angoisse représentent le coût le plus élevé pour l’économie canadienne en perte de productivité. Ce sont en effet les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui sont les plus susceptibles d’avoir souffert de troubles de l’humeur ou d’épisodes dépressifs majeurs dans l’année écoulée.

Puisque les jeunes travailleurs occupent souvent des emplois plus précaires, comme les emplois à temps partiel ou temporaires, ils ont généralement un accès limité, voire inexistant, aux régimes d’assurance collective offerts par les employeurs.

Le travailleur moyen du groupe des 15 à 24 ans a une vie active de 40 à 45 ans devant lui, et sa productivité s’améliorerait d’environ 29 000 $ sur la totalité de sa vie active s’il avait accès à un traitement et à un soutien optimaux, peut-on lire dans le rapport. À titre de comparaison, le gain de productivité serait de 23 500 $ pour un travailleur âgé de 25 à 44 ans, et de 9 500 $ pour un travailleur âgé de 45 à 64 ans.

« Les jeunes Canadiens ont plus d’années de vie active devant eux et en soignant leur maladie mentale plus tôt, on peut améliorer leur santé mentale à long terme. Ce doit être une priorité pour notre économie et pour notre société », soutient Louis Thériault, vice-président, Stratégie industrielle et politiques publiques au Conference Board du Canada.

PRÉVENIR PLUTÔT QUE GUÉRIR

À l’entrée dans la vie adulte et sur le marché du travail, il existe de nombreux « points de contact » où il est possible de s’occuper de la santé mentale des jeunes travailleurs. Les programmes de soutien qui leur sont offerts doivent toutefois être adaptés à leurs besoins et leurs préférences.

Le rapport recommande notamment de favoriser l’accès à des programmes de soutien en santé mentale à un jeune âge ainsi qu’aux points de transition clés de la vie, comme le passage du secondaire au collège. Il faudrait aussi remédier aux lacunes liées aux emplois précaires, qui n’offrent pas une protection d’assurance suffisante.

Des recherches antérieures du Conference Board ont démontré que si tous les salariés canadiens souffrant de dépression recevaient un traitement optimal, plus de 1,2 million de personnes pourraient travailler à plein temps et être pleinement fonctionnels, rapportant ainsi 32,3 G$ supplémentaires par an à l’économie canadienne.

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