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La réforme fiscale anime la rentrée parlementaire

20 septembre 2017 | La rédaction | Commenter

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justin_trudeau_ministre_federalLa réforme fiscale proposée par le gouvernement fédéral a monopolisé les débats en chambre lors de la rentrée parlementaire à Ottawa, lundi. Si les conservateurs ont profité de l’occasion pour attaquer leurs adversaires libéraux, le NPD est demeuré plutôt vague sur la question.

Le Parti conservateur a entièrement consacré la période de questions à ce dossier, martelant que la réforme fiscale du gouvernement Trudeau, qui vise à limiter l’utilisation de certaines stratégies fiscales par les entrepreneurs, n’est rien de moins qu’une « attaque contre les créateurs d’emplois », rapporte Le Devoir.

« On a un système, présentement, qui permet aux Canadiens mieux nantis d’utiliser des corporations privées pour payer moins d’impôts que les Canadiens de la classe moyenne. Et ce n’est pas correct », a de son côté réitéré le premier ministre, Justin Trudeau.

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, n’a pas exprimé une position claire sur la réforme envisagée. « Je sais qu’il y a un équilibre à maintenir entre l’entrepreneur qui n’a pas accès aux mêmes droits que le salarié, et le salarié qui regarde les droits des entreprises et se dit que c’est peut-être exagéré », a-t-il simplement dit.

MÉDECINS ET AVOCATS DIVISÉS

Si de nombreuses associations médicales professionnelles s’opposent publiquement et fortement à ces changements, certains de leurs collègues appuient le gouvernement, soutenant que les recettes fiscales doivent être suffisantes pour financer les programmes sociaux.

« Ces enjeux affectent directement la santé de nos patients, et nous estimons qu’il est important pour nous de contribuer à leur pérennité [des programmes sociaux] avec une base imposable adéquate », affirme un groupe de médecins récalcitrants dans une lettre d’appui envoyée au ministre des Finances, Bill Morneau, et dont La Presse canadienne a obtenu copie.

De la même manière, certains avocats rejettent la position défendue par l’Association du Barreau canadien (ABC), qui s’oppose à la réforme d’Ottawa. « Les avocats font partie d’une fraction privilégiée de notre société. Nous gagnons parmi les salaires les plus élevés, surtout le genre d’avocats qui ont tendance à être chargés d’organisations nationales comme l’ABC », dénonçait par exemple l’avocat Chris Rudnicki dans le journal Law Times News.

La Coalition canadienne pour une fiscalité équitable a par ailleurs été lancée lundi. Composée de quatre millions de membres de groupes syndicaux, de fédérations provinciales du travail et d’associations d’étudiants ou de professeurs d’université, elle dénonce les iniquités du régime fiscal qui mettent en danger la pérennité des programmes sociaux.

DES MESURES POUR CRÉER DE LA RICHESSE

La rentrée parlementaire a également été l’occasion pour le Conseil du patronat du Québec (CPQ) de demander au gouvernement la mise en place de quelques mesures économiques susceptibles de créer plus de richesse au pays.

La priorité de l’organisme est sans trop de surprise la renégociation de l’ALENA, peut-on lire dans Le journal de Montréal.  Le CPQ estime « qu’il faut poursuivre les négociations en cours afin que les discussions autour d’un nouvel ALENA soient conclues avant la fin de l’année, et pour qu’un accord modernisé puisse offrir autant sinon plus d’opportunités de développement économique ».

L’organisme demande aussi une réforme fiscale dans le domaine du commerce électronique, le report de l’âge d’admissibilité aux régimes publics de retraite, ainsi que des investissements dans le transport en commun, les aéroports, les ports et les pôles logistiques.

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