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La renégociation de l’ALENA pose problème

20 décembre 2017 | La rédaction | Commenter

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Etats-Unis_Canada_USA_drapeaux_425Fatiguées de vivre dans l’incertitude en raison de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), les PME canadiennes ont pris différentes mesures pour se protéger contre le protectionnisme et le discours anticommerce ambiant.

Un sondage d’Exportation et développement Canada (EDC) a révélé une baisse marquée du nombre d’exportateurs canadiens qui prévoient exporter vers les États-Unis dans les deux prochaines années. Près du quart d’entre eux ont par ailleurs déclaré que la renégociation en cours de l’ALENA plombait leurs activités au Canada.

Dans ce contexte, quelles stratégies mettent-ils en place pour assurer la pérennité de leurs activités? Plusieurs envisagent de relocaliser leurs activités aux États-Unis pour éviter les perturbations potentielles à la frontière, alors que d’autres cherchent de façon proactive à diversifier leurs activités en dehors du marché américain.

Certaines PME exportatrices adoptent également une approche plus prudente et passive pour voir l’évolution de la situation, en ne faisant rien ou en retardant les investissements ou l’embauche.

CAP SUR L’EUROPE ET LA CHINE

Puisque que tout indique que la capacité des PME canadiennes à exporter leurs biens et services aux États-Unis soit fortement freinée au cours des prochaines années, EDC invite les exportateurs à se tourner vers d’autres marchés.

Avec l’entrée en vigueur d’un nouvel accord commercial entre le Canada et l’Union européenne, et l’économie européenne qui continue de prendre du mieux, les entreprises canadiennes portent de plus en plus attention à ce marché. Elles comptent d’ailleurs intensifier leurs exportations vers l’Europe, ou développent de nouveaux produits et services destinés à ce marché, en plus de profiter d’importations européennes plus abordables grâce à la réduction des tarifs douaniers.

La Chine aussi pourrait se révéler un marché porteur pour les entreprises canadiennes, mais de nombreux obstacles doivent encore être surmontés. Pendant que le Canada et la Chine sont engagés dans des discussions exploratoires en vue de la négociation d’un possible accord commercial bilatéral, les entreprises sondées indiquent avoir du mal à respecter la réglementation ou les normes locales; protéger leurs droits de propriété intellectuelle; surmonter la barrière de la langue et des différences culturelles; bâtir des relations; se renseigner sur le marché; se faire payer et soutenir la concurrence des sociétés d’État.

CONFIANTES MALGRÉ TOUT

Malgré de forts vents de face, comme le haut degré d’incertitude des politiques commerciales, la force du huard et le ralentissement des exportations de marchandises dans les derniers mois, la confiance globale des entreprises canadiennes envers leurs ventes à l’étranger a à peine fléchi au cours des six derniers mois, selon l’indice de confiance commerciale d’EDC.

« Malgré le contexte extérieur difficile, l’essentiel, c’est que la confiance des commerçants canadiens semble tenir le coup, même si elle est tirée dans toutes les directions par des forces contraires, indique Peter Hall, économiste en chef d’EDC. C’est le reflet direct des conditions antagonistes actuelles de l’économie mondiale, et nous ne pouvons qu’imaginer ce que serait la situation sans l’aura d’incertitude de l’ALENA. »

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