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Le capital de risque canadien a le vent dans les voiles

1er février 2017 | La rédaction | Commenter

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salaire_argent_honoraire_dollarLes investisseurs canadiens en capital de risque n’ont pas hésité à délier les cordons de leur bourse l’année dernière, et nombreuses sont les entreprises montréalaises à en avoir profité.

En 2016, le nombre de transactions est passé de 248 à 266, soit une augmentation de 7 %, selon le rapport MoneyTree, de PwC Canada et de CB Insights. La valeur totale des investissements est quant à elle demeurée stable à 1,7 G$.

Au cours de l’année, la valeur trimestrielle des investissements a dépassé deux fois la barre des 500 M$, et le nombre de transactions conclues chaque trimestre est demeuré supérieur à 50.

Avec de tels résultats, le Canada fait figure d’exception : à l’échelle mondiale, le nombre de transactions en capital de risque a diminué de 10 %, et le financement total consenti par les investisseurs a chuté de 23 %.

« La solide performance du Canada cette année est remarquable compte tenu du contexte, souligne Anand Sanwal, cofondateur et chef de la direction de CB Insights. Alors que les investissements ont été revus à la baisse dans bon nombre de régions dans le monde, après avoir atteint des niveaux de financement record en 2015, le contexte canadien demeure propice au financement. L’année 2017 devrait être bonne en raison de la croissance de l’écosystème des investisseurs canadiens, ainsi que de l’intérêt que portent les investisseurs américains et européens au marché national. »

MONTRÉAL, PÔLE MAJEUR POUR LE CAPITAL DE RISQUE

Le montant total des investissements en capital de risque dans les entreprises montréalaises a grimpé de 8 % en 2016 pour atteindre 334 M$. Le nombre de transactions (41) a pour sa part enregistré une progression de 11 %. La métropole québécoise se situe donc au deuxième rang canadien des pôles d’investissement en capital de risque, derrière Toronto. Les entreprises de la Ville Reine ont pu compter sur 578 M$ de capital de risque, en léger recul par rapport à 2015 (-4 %).

« Les flux de capitaux des dernières années reflètent bien l’engouement des fonds d’investissement autour des talents, de l’innovation et du dynamisme de nos entrepreneurs au Québec. C’est exactement ce dont les sociétés d’ici ont besoin pour conquérir les marchés internationaux, affirme Christine Pouliot, associée en transactions à PwC Canada. Avec deux des plus importantes transactions canadiennes de financement en 2016, nul doute que Montréal fait partie des grands pôles d’innovations technologiques au Canada et en Amérique du Nord. »

LE SECTEUR TECHNOLOGIQUE RAFLE TOUT

Encore une fois en 2016, ce sont les entreprises du domaine du web qui ont attiré la majeure partie du financement. Les montants investis ont augmenté de 3 % pour se chiffrer à 731 M$ pour l’ensemble de l’année 2016, tandis que le nombre de transactions a bondi de 20 % pour s’établir à 121, ce qui a contribué à gonfler les résultats du Canada.

Le secteur des technologies mobiles et des télécommunications a quant à lui délogé celui des soins de santé (qui a chuté de 34 %) et est passé au deuxième rang en ce qui concerne la valeur des transactions, ayant obtenu 242 M$ dans le cadre de 41 transactions. Le secteur de l’Internet des objets a également connu une progression fulgurante : il a reçu un financement total de 306 M$, soit un bond de 154 % en un an.

L’année a été moins florissante pour les FinTech. Les activités de financement et le nombre de transactions liés aux technologies financières ont diminué, même si les chiffres pour l’ensemble de l’année sont demeurés relativement solides, avec 27 transactions totalisant 274 M$ en financement.

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