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Les antécédents médicaux ont un effet sur le stress

13 juin 2018 | La rédaction | Commenter

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53957330 - businessman having stress in the officeLes antécédents médicaux ne doivent pas être négligés quand vient le temps de mesurer les conséquences du stress professionnel, surtout chez les hommes, rapporte The Guardian.

Une étude européenne menée sur une période de 14 ans a permis de constater que les hommes atteints de diabète, de maladies cardiaques ou qui ont déjà été victimes d’un AVC étaient 68 % plus susceptibles de mourir au cours de l’étude s’ils avaient des emplois considérés comme exigeants.

Les médecins ayant réalisé l’étude affirment que les résultats obtenus démontrent le besoin d’aider les hommes les plus vulnérables en leur permettant de réorganiser ou de réduire leur charge de travail, ou encore en facilitant la retraite anticipée pour des raisons de santé.

Andrew Steptoe, professeur de psychologie à l’University College à Londres et auteur principal de l’étude, est catégorique. « Nous voulons que les gens prennent cet enjeu au sérieux. Il ne faut pas simplement dire aux employés qui souffrent d’un stress très élevé de faire plus d’exercice et d’arrêter de fumer. Cela ne règlera pas le problème. Il faut en faire plus! »

DEUX CATÉGORIES DE STRESS

La recherche menée auprès de plus de 100 000 personnes dans quatre pays européens a été publiée dans le journal The Lancet. À la fin de l’étude, 3 841 personnes étaient décédées. Les chercheurs ont séparé le stress vécu par les travailleurs en deux catégories.

D’abord le fardeau de travail, soit le fait d’avoir un travail exigeant mais peu de contrôle sur les exigences liées à l’emploi. Et, deuxièmement, le « déséquilibre entre l’effort et la récompense », soit le fait de s’impliquer fortement dans son travail sans pour autant recevoir la reconnaissance et les récompenses auxquelles on serait en droit de s’attendre.

Et les travailleuses, elles? Contrairement aux hommes, ces deux formes de stress professionnel n’ont pas d’effet sur le taux de mortalité des femmes. Pour Andrew Steptoe, cette réalité est probablement attribuable à la biologie. Par exemple, il existe des différences entre hommes et femmes quant à la quantité de cortisol produite dans les situations stressantes.

Alors qu’un style de vie sain est toujours recommandé pour réduire le risque de décès prématuré, d’autres interventions, dont des cours de gestion du stress, une réorientation du travail ou un horaire réduit pourraient venir en aide aux personnes les plus à risque, conclut l’étude.

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