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Les entreprises canadiennes peu enclines à utiliser la devise chinoise

19 octobre 2016 | La rédaction | Commenter

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yuan_Chine_100_425Les entreprises canadiennes ne semblent pas trop intéressées à utiliser la devise chinoise (le renminbi) dans leurs échanges commerciaux. Une grave erreur, estime HSBC.

Selon un sondage de la banque, les entreprises canadiennes se classent à l’avant-dernier rang mondial (devant la Corée du Sud) pour ce qui est de reconnaître l’avantage d’utiliser le renminbi (RMB) pour améliorer leurs relations avec leurs partenaires commerciaux en Chine.

« Plus facile que jamais, l’utilisation du RMB permet d’atténuer le risque de change et peut améliorer les relations ou attirer de nouveaux acheteurs. De toute évidence, les entreprises dans d’autres marchés s’ajustent », commente dans un communiqué Linda Seymour, vice-présidente à la direction, responsable en chef des services aux entreprises à la Banque HSBC Canada.

Bien que le nombre d’entreprises canadiennes utilisant le RMB ait augmenté considérablement au cours de la dernière année, passant de 3 % en 2015 à 7 % en 2016, il demeure nettement inférieur à la moyenne mondiale de 24 %.

Le sondage de 2016 indique qu’ailleurs dans le monde, les entreprises trouvent l’utilisation du RMB beaucoup plus facile. Comme la réglementation financière en Chine évolue et que les entreprises s’habituent à utiliser la devise chinoise, les répondants ont indiqué avoir moins de difficulté à comprendre les règlements, à satisfaire aux exigences relatives aux documents et à transférer des fonds.

LA CEINTURE ET LA ROUTE

Présentée pour la première fois en 2013 par le président chinois Xi Jinping, l’initiative « La Ceinture et la Route » a pour but d’exploiter deux corridors reliant la Chine au reste du monde. Elle prévoit des changements de politique et des projets d’infrastructure en Chine pour accroître les échanges commerciaux et les flux de capitaux transfrontaliers, qui pourraient atteindre 2,5 billions de dollars américains par année.

Or, peu d’entreprises au Canada et dans le monde sont prêtes à saisir les occasions que cette initiative leur offrira. Seulement deux entreprises sur cinq à l’échelle internationale la connaissent et à peine 41 % des répondants ont dit comprendre les occasions qu’elle présente. Par ailleurs, seulement 7 % des entreprises au courant de l’initiative préparent une stratégie.

« Un grand nombre de facteurs favorisant la croissance de l’économie chinoise – y compris l’investissement considérable dans les infrastructures – correspondent aux points forts des entreprises canadiennes. La Chine demeure un moteur de la croissance mondiale et un marché essentiel pour les entreprises canadiennes. Toutefois, peu d’entre elles comprennent l’ampleur de l’initiative ‘La Ceinture et la Route’ et la plupart d’entre elles n’ont pas encore intégré cette initiative dans leur stratégie », indique Linda Seymour.

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