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Les PME ne veulent pas accorder plus de vacances

7 juin 2017 | La rédaction | Commenter

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plage_vacances_jeunes_generationY_425Les organismes patronaux ne voient pas d’un bon œil la proposition du premier ministre Philippe Couillard d’accorder davantage de vacances payées aux travailleurs québécois.

Le premier ministre s’est en effet heurté à une vive opposition de cinq organisations du monde patronal jeudi dernier lors d’une rencontre derrière des portes closes, rapporte La Presse.

« Évidemment, ils ne sautaient pas de joie, mais je leur ai rappelé les avantages à avoir des employés plus productifs, à retenir des employés en une période de pénurie de main-d’œuvre », a-t-il indiqué plus tard aux délégués libéraux réunis en conseil général.

Rappelons que Philippe Couillard a évoqué la semaine dernière la possibilité de modifier la Loi sur les normes du travail afin « d’ajouter des jours de vacances pour les familles ». Se basant sur les dires de ses députés, il affirme que les citoyens aimeraient mieux passer davantage de temps avec leur famille que de recevoir une hausse de salaire.

La première ministre de l’Ontario, Kathleen Wynne, a annoncé plus tôt la semaine dernière sa volonté d’accorder au moins trois semaines de vacances payées aux Ontariens.

À l’heure actuelle, la Loi sur les normes du travail du Québec prévoit deux semaines de vacances payées après une année passée chez le même employeur et trois semaines après cinq ans de service.

DES DÉBOURSÉS DE 500 M$ PAR JOUR

Le milieu patronal est loin de partager l’enthousiasme de Philippe Couillard sur la bonification des vacances obligatoires. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) estime par exemple que chaque journée de congé payé additionnelle pourrait représenter des déboursés allant jusqu’à environ 500 millions de dollars pour les employeurs. Il s’agit d’un chiffre un peu théorique, conviennent toutefois d’autres associations patronales interrogées par La Presse.

Toujours selon la FCEI, « l’introduction d’une telle mesure se ferait principalement sur le dos des propriétaires de PME et des emplois ». L’organisme estime en outre que le Québec offre déjà des conditions de travail et des régimes publics qui sont plus généreux qu’ailleurs au pays, et « qu’il faut tenir compte de la capacité des entreprises à absorber des coûts supplémentaires ». Les employeurs se montrent toutefois ouverts au temps partiel et aux congés non payés.

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