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Les PME sortent leur portefeuille

17 janvier 2018 | La rédaction | Commenter

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38930882 - dollar sign on the world map background with dof effect. 3dLa croissance économique vigoureuse de 2017 a donné confiance aux propriétaires de PME canadiens, qui prévoient hausser leurs investissements cette année, selon une nouvelle étude de BDC.

Les PME prévoient réaliser des investissements totalisant 140,5 milliards de dollars en 2018, en hausse de 3 % par rapport à 2017, principalement dans le but de soutenir leur croissance. La tendance sera encore plus marquée au Québec, où l’augmentation des investissements atteindra 11 %.

Cette hausse est en grande partie imputable à une vague de plans d’acquisition d’entreprises, une tendance de fond qui s’explique par le vieillissement de la population canadienne et le départ à la retraite des entrepreneurs de la génération du baby-boom.

Les entrepreneurs prévoient dépenser 79 % de plus pour l’acquisition d’autres entreprises en 2018, soit 18,9 G$, alors qu’ils y avaient consacré 10,6 G$ en 2017.

Les entreprises qui investissent davantage s’attendent par ailleurs à une croissance plus forte de leur chiffre d’affaires. Parmi les PME qui prévoient une croissance des ventes d’au moins 20 % en 2018, 85 % ont l’intention d’investir.

« Les résultats de l’étude sont très encourageants, car les investissements des PME sont essentiels à la santé économique du Canada », soutient Pierre Cléroux, vice-président, Recherche et économiste en chef à BDC. « En effet, 99,7 % des entreprises canadiennes sont des PME. Lorsqu’elles investissent, elles deviennent plus productives et plus concurrentielles et elles peuvent offrir des salaires et des avantages sociaux plus attrayants. »

LES HUMAINS AVANT LES MACHINES

Dans l’ensemble, les PME dépenseront davantage dans les éléments d’actifs intangibles, comme la formation des employés, la propriété intellectuelle et la recherche et développement, que dans les éléments d’actifs tangibles.

Cette année, l’investissement dans les éléments d’actifs intangibles devrait en effet croître de 2,4 G$ au pays. Cela confirme le virage qu’ont entamé les entreprises canadiennes depuis de nombreuses années dans leur façon d’investir, souligne BDC.

Cela dit, le principal frein à l’investissement est le manque de personnel qualifié. Les pénuries de main-d’œuvre sont d’ailleurs très problématiques dans certains secteurs ruraux du Québec. Malgré tout, seulement le quart des entreprises comptant moins de 100 travailleurs entendent investir dans l’automatisation, contre près de la moitié des moyennes entreprises de 100 à 499 employés.

Parmi les autres freins à l’investissement, l’étude note le manque de liquidités générées par l’entreprise et le risque associé aux projets de croissance.

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