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Québec s’attaque à la pénurie de main-d’œuvre

23 mai 2018 | La rédaction | Commenter

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travailleurs_penurie_main-doeuvreAlors que le manque de main-d’œuvre oblige des entreprises à retarder certaines livraisons, voire même refuser des contrats, Québec lance une stratégie nationale pour aider les entreprises en manque d’employés.

Comme l’avait annoncé le ministre des Finances dans son dernier budget en mars dernier, Québec investira 810 millions de dollars dans la Stratégie sur la main-d’œuvre 2018-2023. Celle-ci comporte 47 mesures et consiste principalement à orienter la main-d’œuvre vers les secteurs en demande, rapporte Radio-Canada.

Elle se décline ainsi en plusieurs volets. En matière d’éducation, le gouvernement va permettre à certains cégeps d’offrir des formations dans les secteurs où le manque de personnel se fait le plus ressentir, même si le nombre d’inscriptions est en deçà des normes habituellement requises.

Cette mesure s’appliquera également aux commissions scolaires avec la formation professionnelle, notamment en additionnant les inscriptions d’autres commissions et en alternant les différents programmes entre elles.

STAGES, CRÉDITS D’IMPÔT ET AUTOCHTONES

La stratégie de Québec mise également sur les Autochtones pour combler le besoin de main-d’œuvre, puisque le taux de chômage est plus élevé chez les Premières Nations que dans le reste de la population. Ainsi, Québec mettra en place le « Programme d’aide à l’intégration en emploi des membres des Premières Nations et des Inuits » pour inciter les entreprises à les embaucher.

Ce programme consiste à soutenir les petites et moyennes entreprises qui embauchent des Autochtones « lors de leur première expérience professionnelle dans leur domaine de compétence ».

La stratégie nationale cherche aussi à encourager les stages en entreprise en accordant un nouveau crédit d’impôt aux employeurs qui accueillent des étudiants de niveau universitaire.

Mais la mesure phare de cette stratégie vise à aider environ 6000 PME à former davantage leurs employés en leur accordant un crédit d’impôt sur les salaires versés pendant les formations.

Le gouvernement versera 75 millions sur cinq ans aux entreprises qui rémunéreront leurs employés lorsque ceux-ci suivront une « formation qualifiante ». Cette aide prendra la forme d’un crédit d’impôt correspondant à 30 % du salaire versé pendant les heures de formation.

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