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Qui sont les jeunes gens d’affaires?

15 novembre 2017 | La rédaction | Commenter

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Jeunes_generation_X_Y_425Alors qu’il y a 20 ans, la plupart des entrepreneurs démarraient une entreprise par nécessité, c’est aujourd’hui la passion qui anime les jeunes gens d’affaires. C’est l’un des constats du portrait des jeunes entrepreneurs au Québec, lancé à l’occasion du 20e anniversaire de la Stratégie jeunesse du Réseau des SADC et CAE.

Le taux de chômage élevé de la fin des années 90 a en effet incité de nombreux jeunes à se lancer en affaires « en dernier recours ». Ce n’est plus vraiment le cas aujourd’hui, où l’entrepreneuriat est davantage devenu un choix qui se concrétise après avoir acquis diverses expériences professionnelles. Les jeunes gens d’affaires sont stimulés par les projets auxquels ils croient. Si ce n’est plus le cas, ils peuvent facilement décrocher et passer à autre chose.

L’étude indique également qu’en 2017, le participant à la Stratégie jeunesse est « plus informé, branché, autonome et habile à trouver les informations dont il a besoin sur le web ». Bien préparé, il est conscient de l’importance du marketing et de l’aspect visuel des produits. Grand utilisateur des médias sociaux, il sait aussi s’adapter aux changements rapides de l’économie et des tendances.

Même si le démarrage d’une entreprise demande de grands sacrifices, les jeunes entrepreneurs sont soucieux de leur qualité de vie et souhaitent avoir du temps pour eux et leur famille.

MOINS DE DÉMARRAGES, PLUS DE REPRISES

La proportion des projets de démarrage a baissé au profit des projets d’acquisition et de reprise. Malgré cela, le démarrage demeure en progression.

Le secteur des services est toujours le plus représenté dans les projets d’entreprises, en moyenne autour de 60 %. Les demandes pour le secteur primaire ont connu des fluctuations au gré des changements de l’économie, entre autres, les demandes en agriculture sont moins importantes.

Les coûts totaux de projets ont quant à eux connu une forte croissance, passant de 17 M$ en 2003 à 91 M$ en 2015. La part de financement de la Stratégie jeunesse a décliné dans le temps de 16 % à 11 %. Le prêt moyen a cheminé de 11 638 $ à 17 209 $.

Le montage financier type d’un projet est composé de 11 % par la Stratégie jeunesse, de 6 % des fonds réguliers de la SADC, d’une mise de fonds de 15 % de l’entrepreneur et de 68 % de d’autres sources de financement.

C’est dans le créneau du chiffre d’affaires de moins de 500 000 $ qu’on retrouve près de 70 % des entreprises financées par la Stratégie jeunesse. Malgré un faible taux de 4 % d’entreprises affichant un chiffre d’affaires supérieur à 2 M$, on note que l’ampleur des projets et du chiffre d’affaires des entreprises est en progression au cours des dernières années.

LES HOMMES TOUJOURS MAJORITAIRES

Malgré une progression de l’entrepreneuriat féminin, les jeunes hommes sont toujours surreprésentés parmi les participants à la Stratégie jeunesse (70 %). L’étude remarque toutefois une tendance vers l’augmentation de la moyenne d’âge, alors que les entrepreneurs âgés de plus de 29 ans sont dorénavant majoritaires.

Au plan de la scolarité, la tendance s’est maintenue au cours des ans; ce sont les détenteurs d’un diplôme d’études collégiales (DEC) ou d’un diplôme d’études professionnelles (DEP) qui constituent la clientèle de la Stratégie jeunesse.

Bien que le financement demeure le besoin le plus souvent exprimé par les jeunes, des enjeux d’intégration des technologies dans la gestion de l’entreprise et l’embauche et la rétention des employés sont souvent présents.

Lancée il y a vingt ans, la Stratégie jeunesse est une initiative qui a permis à 10 000 jeunes de se lancer en affaires en région grâce à du financement et de l’accompagnement. « Depuis sa mise en place, 125,5 M$ ont été investis par les SADC, créant et maintenant près de 35 000 emplois en région et générant 1,3 milliard de dollars d’investissements. La stratégie est toujours aussi pertinente et en demande, les résultats sont éloquents », souligne Daniel Dumas, président du Réseau des SADC et CAE.

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