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Réforme du RPC : les employeurs tardent à se préparer

18 janvier 2017 | La rédaction | Commenter

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dormir_endormir_sommeil_homme_425Même si le gouvernement fédéral s’est engagé à aller de l’avant avec sa réforme du Régime de pensions du Canada (RPC), les employeurs tardent à se préparer à intégrer le nouveau régime dans leurs stratégies de rémunération globale.

Selon un sondage mené par Aon Hewitt, seulement 13 % des employeurs ont commencé à évaluer la rémunération, les régimes de retraite et les avantages sociaux de leurs employés pour se préparer à l’entrée en vigueur du RPC bonifié. Un peu plus du tiers (35 %) des répondants indiquent de leur côté qu’ils se mettront au travail d’ici le mois d’octobre. Pendant ce temps, 46 % des employeurs disent ne pas savoir quand ils commenceront à se préparer à cette réforme.

Au moment de son entrée en vigueur en 2019, la bonification du RPC pourrait pourtant avoir une incidence considérable sur tous ces facteurs, explique dans un communiqué Allan Shapira, directeur général et associé exécutif à Aon Hewitt.

« La bonification du RPC est suffisamment importante pour comporter des avantages significatifs, et néanmoins suffisamment modeste pour ne pas entraîner l’élimination de régimes de retraite d’employeur. Le défi pour les employeurs est maintenant de déterminer la meilleure façon d’intégrer un RPC bonifié dans leurs stratégies de rémunération globale. »

LA HAUSSE DES COÛTS INQUIÈTE

L’inaction des employeurs n’est pas liée à un sentiment d’indifférence, bien au contraire. L’augmentation des coûts est source d’inquiétude pour 65 % des répondants. Les deux tiers d’entre eux disent qu’ils ne savent tout simplement pas comment ils vont gérer cette facture supplémentaire.

Parmi ceux qui le savent, environ le quart (27 %) prévoient absorber toute augmentation des coûts, 8 % disent qu’ils apporteront des changements à leurs régimes de retraite actuels, et 6 % comptent modifier d’autres régimes d’avantages sociaux.

Seulement 3 % des répondants envisagent d’examiner leurs régimes de soins médicaux pour trouver du financement, alors que les changements apportés au RPC donnent pourtant aux employeurs l’occasion de regarder l’ensemble de leur budget de prestations de retraite, de rémunération et d’assurance santé afin d’en maximiser la valeur.

Les autres préoccupations soulevées par les répondants concernent principalement la complexité administrative accrue (36 %) et les réactions potentiellement négatives des employés (22 %).

RÉÉVALUER LES RÉGIMES

Puisque la plupart des régimes de retraite d’employeurs sont conçus pour cibler un niveau de prestation global pour les employés, lequel comprend les prestations existantes au RPC, Aon recommande aux promoteurs d’évaluer en priorité si les prestations de retraite demeurent adéquates à la lumière d’un RPC bonifié.

« Plusieurs bonnes raisons justifient la longue période d’implantation du RPC bonifié, mais les promoteurs de régimes de retraite ne devraient pas la considérer comme un sursis, ajoute William da Silva, associé et directeur de la pratique nationale Retraite à Aon Hewitt. Le travail pour concevoir, mettre en œuvre, communiquer et administrer les changements est important et ne devrait pas être sous-estimé par les employeurs. »

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