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Secteur manufacturier : plus d’aide gouvernementale demandée

11 janvier 2017 | La rédaction | Commenter

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Fleche_impot_argent_canada_425L’année 2016 a marqué le retour des politiques d’appui au secteur manufacturier québécois, affirme Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ). L’organisme demande toutefois aux gouvernements d’en faire plus.

Tout en saluant les subventions de 700 M$ destinées à l’innovation manufacturière et de 500 M$ pour l’exportation consenties conjointement par le gouvernement du Québec et Investissement Québec, MEQ appelle le gouvernement Couillard à continuer d’ajuster ses programmes pour permettre aux entrepreneurs d’améliorer leur productivité.

« 2016 a été l’année de la relance; 2017 doit être l’année où l’on doit en récolter les premiers résultats », souligne dans un communiqué le président de MEQ, Éric Tétrault.

Plus précisément, l’organisme demande au gouvernement provincial de revenir sur sa décision de réduire le crédit d’impôt pour recherche et développement (R&D) ou de mettre en place une aide semblable. Au niveau fédéral, MEQ invite le gouvernement à interpréter de façon moins stricte le crédit d’impôt pour R&D. En agissant ainsi, les deux paliers de gouvernements élimineraient des barrières majeures pour les entreprises qui souhaitent investir en cette matière.

Avec le levier financier annoncé par le gouvernement du Québec, MEQ et sa composante canadienne CME espèrent maintenant convaincre le gouvernement du Canada de placer l’innovation et le manufacturier au cœur de son prochain budget.

L’organisme réclame aussi un soutien financier suffisant pour les entreprises souhaitant faire l’achat d’équipements et de machinerie. Un dollar canadien plus bas augmente leur coût d’acquisition à l’étranger, là où se trouvent les meilleures technologies, rappelle MEQ.

« Les entrepreneurs devront également pouvoir compter sur un appui adéquat en matière de commercialisation. Nos entrepreneurs fabriquent parmi les meilleurs produits au monde. Mais nous devons les vendre aussi bien que nos concurrents », ajoute M. Tétrault.

LES PRIORITÉS DE 2017

En 2017, MEQ entend faire le point sur la robotisation et l’automatisation, la commercialisation, la main-d’œuvre et les occasions d’affaires générées par les ententes de libre-échange, incluant la plus récente entre le Canada et l’Union européenne, qui entre maintenant en vigueur. La question du libre-échange entre le Canada et les États-Unis sera aussi au centre des préoccupations avec l’arrivée en fonction de la nouvelle administration Trump à Washington.

« L’exportation est le meilleur moyen de faire croître l’économie québécoise. Dans un contexte de libre-échange, il est crucial que le Québec devienne un premier de classe », note monsieur Tétrault.

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