A A A

Au lieu d’un CPG, achetez la banque elle-même !

19 novembre 2009 | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Les Canadiens devraient cesser de se plaindre des frais que facturent les banques et des bas taux d’intérêt qu’elles versent sur leurs CPG. À la place, ils devraient en devenir propriétaires afin de profiter de leur rentabilité. Voilà le message que lance le réputé chroniqueur financier Jonathan Chevreau, du quotidien torontois Financial Post.

Pour lui, l’évidence est totale : n’achetez pas les produits des banques, achetez les entreprises elles-mêmes.

Actuellement, les CPG ne rapportent que 1,55 % sur 1 an, 2,65 % sur 3 ans et 3,35 % sur 5 ans, moyennant un placement d’au moins 5 000 $. En comparaison, le dividende sur les actions ordinaires de la Banque de Montréal s’élève à 5,58 %. Il est de 5,51 % pour la Banque CIBC, de 4,19 % pour la Banque Scotia, de 3,81 % pour la Banque TD et de 3,64 % pour la Banque Royale. Et on parle ici d’un dividende à la baisse, compte tenu de l’appréciation marquée du prix de ces actions depuis les derniers mois. « En mars, le rendement du dividende des actions de la Banque de Montréal a même atteint 10 % », rappelle Jonathan Chevreau.

Si l’on inclut les avantages fiscaux (crédit d’impôt) qui sont consentis aux revenus de dividendes, l’écart est encore plus important. « Les intérêts que rapportent les CPG sont imposés au taux marginal. Les contribuables dont les revenus se situent dans la fourchette supérieure des taux se trouvent à payer 46 % d’impôts sur leurs intérêts. Cela signifie que le dividende après impôts des actions bancaires est de deux à trois fois supérieur à ce que produisent les CPG », calcule le chroniqueur.

Évidemment, il faut considérer le risque associé à chacun de ces placements. Ainsi, les personnes totalement allergiques aux fluctuations des marchés dormiront sur leurs deux oreilles avec un CPG. Mais la sécurité a un coût : des rendements faibles… entièrement garantis !

D’autres options que les actions
À mi-chemin entre la détention d’actions bancaires individuelles et les CPG se trouvent les fonds négociés en Bourse (FNB) axés sur les titres financiers. Par exemple, le FNB iShares CDN Financial Sector Index (XFN.TO) contient des actions des grandes banques canadiennes, des plus importantes sociétés canadiennes de fonds communs et des principales compagnies d’assurances. Le ratio des frais de gestion de ce FNB n’est que de 0,55 %.

Les investisseurs qui ne veulent posséder que les actions des grandes banques peuvent opter pour le FNB BMO équipondéré S&P/TSX banques (ZEB.TO). Lui aussi affiche un RFG de 0,55 % seulement.

Jonathan Chevreau ajoute que le principe qu’il applique aux banques vaut aussi pour les fonds communs. Plutôt que de déchirer sa chemise à propos des frais de gestion des fonds, les investisseurs devraient acheter directement les actions de ces sociétés. AGF, CI, Dundee et IGM sont cotées à la Bourse de Toronto. Certes, le dividende qu’elles versent est moins élevé que celui des banques, estime le chroniqueur, mais le potentiel de croissance des actions est supérieur.

En devenant propriétaires d’une grande institution financière, les investisseurs canadiens tempéreront leur colère lorsqu’on leur annoncera une hausse de frais et de tarifs. Ils sauront qu’ils seront compensés lorsqu’ils encaisseront leur dividende trimestriel, conclut Jonathan Chevreau.

Parcourez notre nouveau fureteur de fonds négociés en Bourse : conseiller.ca/fnb.

Loading comments, please wait.