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Claymore offrira des commissions de suivi sur ses FNB

6 juillet 2006 | Commenter

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(27-07-2006)Claymore Investments lancera en août six nouveaux fonds négociés en Bourse(FNB)qui s’échangeront sur le parquet de Toronto, nous apprend Advisor.ca.

Ces FNB, dont les dénominations sont en anglais seulement, sont les suivants :

* Claymore global fundamental index.
* Claymore US fundamental index Canadian dollar hedged.
* Claymore Japan fundamental index Canadian dollar hedged.
* Claymore oil sands sector.
* Claymore BRIC ETF.
* Claymore Canadian dividend & income achievers.

Ces fonds donneront de la visibilité à Claymore qui ne compte actuellement qu’un seul FNB au pays, soit le Claymore FTSE RAFI Canadian index. Lancé en février dernier, ce FNB est faiblement négocié. À peine 3 989 parts changent de main en moyenne chaque jour. Par comparaison, le produit vedette de Barclays Canada(iShares S&P 60)présente un volume quotidien moyen de 1,8 million de parts.

Pour inciter les conseillers à utiliser ses FNB, Claymore a décidé d’offrir des commissions de suivi de 0,75 %, en plus des RFG habituels qui varieront de 0,6 à 0,65 %.

Pour Howard Atkinson, chef du développement des FNB à Barclays Canada, cette initiative de Claymore est le signal que les FNB entrent dans une troisième phase de développement. La première étape a consisté à présenter aux conseillers et au public la gestion indicielle comme stratégie viable de placement. Dans la deuxième phase, les promoteurs ont créé un catalogue de FNB qui permettait de bâtir des portefeuilles cohérents. Maintenant, on donne des particularités spécifiques aux produits plutôt que de livrer une concurrence directe aux adversaires, dit Howard Atkinson.

Au Canada, les principaux indices sont déjà représentés par un FNB. L’étroitesse du marché fait en sorte qu’il est impossible de sous-diviser ces indices à l’infini. Il faut donc attirer les conseillers avec autre chose. Claymore a choisi les commissions de suivi. Barclays opte pour l’élaboration de stratégies de portefeuille, qui combinent à la fois la gestion active et la gestion indicielle.

Aux États-Unis, le contexte est fort différent. L’hyperspécialisation des FNB est monnaie courante. Par exemple, la firme Ferghana-Wellspring lancera sous peu 12 FNB axés exclusivement sur le secteur de la santé. Il y en aura pour tous les goûts : un fonds couvrira le traitement des maladies immunitaires, un autre, les maladies infectieuses, un troisième, le traitement des troubles urologiques, etc.

Même si la taille du marché canadien s’y prêtait, Barclays Canada et Claymore refuseraient d’entrer dans cette danse. «La grande majorité des conseillers ont déjà des problèmes de gestion d’inventaire», constate Howard Atkinson. En raison du vaste choix de fonds communs et de FNB qui leur sont proposés, c’est comme si les professionnels des services financiers exploitaient une boutique qui regorge de marchandises diverses. «Ils ne connaissent pas leurs produits, et leur magasin est sens dessus dessous.»

Plutôt que d’en rajouter, mieux vaut approfondir les stratégies qu’on peut planifier avec les FNB déjà existants, conclut Howard Atkinson.

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