A A A

Comment accéder aux meilleurs gestionnaires?

24 août 2006 | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

(24-08-2006)Analyste principal en fonds de placements à Morningstar Canada, Mark Chow constate que de nombreux investisseurs qui ont réussi à dénicher des gestionnaires de renom ne peuvent profiter des talents de ces derniers.

En effet, plusieurs d’entre eux gèrent des fonds qui exigent un placement initial élevé, comme 10 000 $ ou plus, ou encore qui ont fermé leurs portes aux nouvelles contributions afin de maintenir leur capacité à ajouter de la valeur.

Mais il y a de l’espoir. Dans certains cas, dit Mark Chow, les gestionnaires aux commandes de ces fonds apparemment inaccessibles gèrent également d’autres fonds qui requièrent des placement initiaux abordables. « Il faut toutefois noter que ces solutions de rechange prélèvent généralement un ratio des frais de gestion(RFG)plus élevé. Par conséquent, les investisseurs seront appelés à faire leurs devoirs pour déterminer si le prix en vaut la chandelle. »

L’expert suggère trois exemples qui montrent comment l’investisseur profane peut accéder à des gestionnaires qui semblent, à première vue, inatteignables :

* Martin Ferguson. Au cours de ses 10 années à la barre du fonds Mawer Nouveau Canada, Martin Ferguson s’est taillé une réputation enviable à titre de gestionnaire de fonds d’actions à petite capitalisation. Son fonds présente le rendement ajusté selon le risque sur 5 ans le plus élevé de la catégorie et l’un des meilleurs sur 10 ans, précise Mark Chow. « Malheureusement pour les novices, le fonds a dû fermer ses portes, car son succès a fait gonfler ses actifs au-delà du seuil d’efficacité. » Toutefois, Martin Ferguson gère également le fonds GGOF Entreprise. Contrairement au fonds Mawer, qui exige un placement initial de 5 000 $ lorsqu’il est ouvert, le fonds GGOF ne demande que 500 $ et il est ouvert à toute contribution. Seul hic : ses versions Classique et Mutuel prélèvent des RFG de 2,24 % et de 2,93 % respectivement, alors que le fonds Mawer se contente de 1,50 %.

* Jennifer Witterick. Peu connue du grand public, Jennifer Witterick est une étoile dans le monde institutionnel. Elle gère le fonds institutionnel Foyston Gordon & Payne International Equity, « qui investit avec beaucoup de succès » dans les actions de l’Europe, de l’Australasie et de l’Extrême-Orient(EAEO). Normalement, seules les institutions riches ont eu le plaisir de faire affaires avec Jennifer Witterick. Mais récemment, elle a lancé sa propre entreprise en collaboration avec Foyston Gordon & Payne et Phillips, Hager & North. Cela veut dire que les investisseurs peuvent solliciter ses services par l’entremise du fonds PH&N Actions outre-mer. Comme plusieurs des fonds de PH&N, le RFG est très concurrentiel : 1,49 %. Mais attention : PH&N exige l’ouverture d’un compte doté d’au moins 25 000 $. Toutefois, ce montant peut être réparti entre plusieurs fonds PH&N. Jennifer Witterick gère également le fonds NordOuest EAEO, qui est pratiquement identique aux produits similaires de PH&N. Le placement initial n’est que de 500 $, mais le RFG de 2,90 % est considérablement plus élevé. Par contre, considérant que l’actif sous gestion n’est que de 16 millions de dollars, Mark Chow croit que le RFG diminuera à mesure que l’actif croîtra. Alors que les fonds de PH&N sont sans frais et ne versent pas de commissions de suivi, le fonds NordOuest EAEO facture des frais d’achat ou de rachat.

* Allan Jacobs. Un des gestionnaires préférés de Mark Chow, Allan Jacobs a dégagé un excellent rendement sur 10 ans aux commandes du fonds Sceptre Actions de croissance. Les épargnants qui n’ont pas les 5 000 $ nécessaires pour y investir peuvent opter pour le fonds Putnam Actions canadiennes de croissance. Lancé en mars dernier, ce fonds requiert un placement initial de 500 $ seulement. Par contre, le RFG des parts de catégorie D est de 1,85 %, tandis que celui des parts de catégorie A est 2,55 %. Par comparaison, le fonds Sceptre exige 1,67 %. « Le fait que l’actif du fonds Putnam ne soit que de 5 millions de dollars peut expliquer, en partie, ses RFG plus élevés », indique Mark Chow.

Loading comments, please wait.