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Le XIU fête ses 10 ans

14 octobre 2009 | Commenter

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Le FNB iShares Canadian LargeCap 60 Index Fund, mieux connu par son symbole boursier XIU à la Bourse de Toronto, fête ses 10 ans cette année. En effet, c’est le 4 octobre 1999 que les parts du XIU ont commencé à être négociées. Le chroniqueur Rob Carrick, du quotidien torontois The Globe and Mail, profite de l’occasion pour rappeler que le XIU reste encore et toujours une référence pour le secteur des fonds communs d’actions canadiennes.

Le XIU, rappelons-le, est un fonds négocié en Bourse composé de 60 des titres les plus importants (selon la capitalisation boursière) et les plus liquides inscrits à la cote de la Bourse de Toronto. Ces actions sont choisies par la firme Standard and Poor’s en fonction de la classification des industries et des lignes directrices servant à évaluer la capitalisation, la liquidité et les facteurs économiques fondamentaux des émetteurs.

Si le XIU fait partie d’une classe à part, c’est que son ratio de frais de gestion (RFG) d’à peine 0,17 % n’a pas bougé depuis 1999 et a incité plusieurs sociétés de fonds communs à faire davantage attention aux frais qu’elles perçoivent auprès des porteurs de parts. Actuellement, le RFG moyen d’un fonds communs qui se compare au XIU se situe à 2,45 %, ce qui est nettement plus élevé.

Dans les faits, note Rob Carrick, il est injuste de comparer le RFG du XIU avec la moyenne de l’industrie, car les gros fonds facturent moins cher. Ainsi, les 12 plus importants fonds communs d’actions canadiennes à grande capitalisation affichent un RFG moyen de 1,9 %. Bien que cela représente plus de 10 fois le RFG du XIU, cela demeure raisonnable compte tenu du niveau de service que les porteurs de parts obtiennent en retour.

Par ailleurs, la grande liquidité du XIU en fait l’un des enfants chéris des investisseurs institutionnels, comme les caisses de retraite. On compte actuellement 629 millions de parts du XIU en circulation. Chaque jour, plus de 17 millions d’unités changent de main à la Bourse de Toronto. Rob Carrick estime que les investisseurs détiennent pour 10,6 milliards de dollars de part du XIU. Trente pour cent d’entre eux sont des particuliers, les autres étant des investisseurs institutionnels.

Un XIU parfois critiqué
Malgré ses qualités indéniables, le XIU doit affronter la critique régulièrement. En 2000, lors du krach des titres technologiques, l’action de Nortel Networks représentait à elle seule 45,5 % des actifs sous-jacents du XIU. Acheter le XIU, c’est acheter du Nortel, comme l’on disait à l’époque. Pour la diversification, il fallait repasser. Actuellement, avec l’équilibre qui s’est créée, c’est le titre de la Banque Royale qui pèse le plus lourd dans la balance du XIU, constituant quelque 8 % du portefeuille. Quand même, ce fonds demeure concentré. Les titres financiers comptent pour 32,5 % des actifs. Les titres énergétiques suivent, avec une pondération de 28,1 %. Quant aux produits de base, ils représentent 18,3 % du portefeuille.

On reproche aussi au XIU (et à tous les FNB) de ne pas protéger ses porteurs de parts contre les marchés baissiers. En effet, les fonds indiciels demeurent toujours investis. Leurs positions liquides sont très faibles, voire inexistantes. Par conséquent, lorsque les marchés s’effondrent, les parts des FNB subissent la chute de plein fouet. Au contraire, le gestionnaire actif d’un fonds d’actions traditionnel peut sortir temporairement de la Bourse, le temps de laisser passer la tempête.

Et comment le XIU se tire-t-il d’affaire depuis son lancement ? Assez bien, si on le compare à la moyenne des fonds de sa catégorie et à son indice de référence, le S&P/TSX Rendement total. Les résultats figurent dans le tableau ci-dessous.

 

XIU

Moyenne du groupe

S&P/TSX Rendement total

1 an 

-0,77%

-0,61%

0,51%

2 ans

-6,26%

-9,66%

-7,24%

3 ans

3,52%

-0,43%

1,85%

5 ans

9,85%

6,13%

8,34%

10 ans

7,41%

6,46%

7,27%

Source : Globefund.com. En date du 30 septembre 2009.

Enfin, le XIU aura permis à son promoteur, la firme Barclays Global Investors, de s’imposer au pays. L’entreprise exploite maintenant une trentaine de FNB et contrôle environ 80 % du marché canadien des FNB.

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