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Les marchés américains vont bien

17 avril 2005 | Philip Porado | Commenter

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(Mars 2005)Les bons bilans des entreprises américaines vont amenerune hausse du marché boursier, nous disait en entrevue Scott Malatesta,directeur de produit de Merrill Lynch Investment Management, pour le comptede Gestion Financière Talvest.

Objectif Conseiller : Les consommateurs semblent à boutde ressources, alors qu’est-ce qui va insuffler de la croissance dansl’économie et dans les marchés boursiers en 2005?

Scott Malatesta: Les sociétés américainesutiliseront les surplus de plus de un billion de dollars qu’elles affichentà leur bilan. Les dépenses d’investissement vont donc augmenter.Des PDG et des directeurs financiers nous ont dit qu’ils allaient allouerjusqu’à 50 % plus d’argent au poste des dépenses,la part du lion allant aux technologies de l’information.

Dans certaines des plus grandes sociétés de placement aux États-Unis,la mise à jour de l’équipement technologique remonte à1999, en préparation du passage à l’an 2000. La duréede vie de ces équipements est de trois ou quatre ans, alors on travailleavec des outils qui ne sont plus à la fine pointe. Pour rester concurentielles,ces sociétés devront procéder à leur mise àniveau. D’autres genres de firmes devront faire de même si ellesdésirent demeurer concurentielles dans leur secteur d’activitérespectif.

OC: Qu’en est-il de l’emploi?
SM: L’économie américaine roule presqueà plein régime, mais l’emploi reste le maillon faible. Jecrois que la situation de l’emploi va s’améliorer, mais,déjà, un taux de chômage de 5,5 % n’est pas anormal.D’ailleurs, ce qui était anormal, c’était le tauxde chômage de 3,7 % qu’on avait à la fin du deuxièmemandat de Clinton.

OC : Y a-t-il un nuage qui plane sur l’économie desÉtats-Unis et des autres pays cette année?
SM :
Le terrorisme. Si quelque chose vole la quiétude desgestionnaires de portefeuille, c’est bien cela! On ne peut estimer l’impactd’un acte terroriste aux États-Unis ou envers des intérêtsaméricains à l’extérieur du pays. C’est impossiblede le faire, mais nous savons que les marchés boursiers américainsont rebondi rapidement après le 11 septembre 2001. Les marchésont rebondi six à neuf mois suivant la chute initiale. Mais cela resteimpossible à analyser selon nous.

OC : Qu’en est-il du prix du pétrole? Va-t-il pesersur la valeur des titres des sociétés américaines?
SM : Le baril de pétrole à 50 $ nous cause dusouci pour la croissance américaine, mais, à 42 $ ou à43 $, il ne nous inquiète pas vraiment. Quoique nous ne risquons pasde revoir le baril à 30 $, nous sommes dans une marge tolérablequi ne gêne pas beaucoup la croissance économique américaineou le PIB mondial. Si on ajustait le prix du baril de pétrole d’aprèsl’inflation, on constaterait que l’on est très loin des sommetsatteints durant les années 1970, alors que le baril se négociaità 80 $.

OC : Quelles sont vos prédictions pour les marchésboursiers? Les conseillers devraient-ils recommander à leurs clientsdes titres de croissance ou des valeurs plus traditionnelles?
SM :
En ce moment, une plus petite partie des titres liquidess’échange à des prix élevés. À mesureque la reprise boursière se prolongera, les sociétés plusétablies qui produisent des rendements de capitaux propres supérieurset qui sont en mesure de verser un dividende sont celles qui vont surclasserles autres. On a augmenté la capitalisation boursière des investissements.

La transition des plus petites capitalisations vers les plus grande s –qui ne s’est pas matérialisée aussi rapidement que nousl’avions escompté en nous basant sur la différence observéeentre le rendement du S&P 500 et celui du S&P 600 – commence àse concrétiser.

Nous croyons enfin qu’il serait prudent d’allouer une partie duportefeuille de vos clients aux investissements internationaux. Il y a visiblementdes occasions à saisir sur les marchés à l’extérieurdes États-Unis qui sont équivalentes et souvent même supérieuresà celles qu’on trouve au pays. Et la faiblesse du dollar américainfavorise la performance des investissements internationaux.

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