A A A

Les obligations à rendement élevé ont-elles encore tout leur attrait ?

17 septembre 2009 | Dan Bastasic | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Depuis la faillite de Lehman Brothers, il y aura un an, le marché des obligations à rendement élevé n’a cessé de jouer aux montagnes russes. La chute de Lehman avait eu de fortes répercussions financières, et beaucoup de fonds de couverture ont été obligés de liquider leurs positions pour mobiliser des capitaux.

Dan Bastasic, gestionnaire en chef du Fonds d’obligations de sociétés Mackenzie Sentinelle, raconte : « Nous disions aux gens que les valorisations n’avaient jamais été si intéressantes. »
L’écart de taux entre les obligations d’État et les obligations à rendement élevé avait grimpé à 2 000 points de base au début de décembre 2008.

Maintenant que la faillite de Lehman est presque de la vieille histoire, les dégagements se sont calmés et le marché reprend une tournure plus normale. « Il est indéniable que la période de l’argent facile est derrière nous, déclare Dan Bastasic. Mais il reste encore de belles occasions sur la table. »

Rendement annuel à long terme : 7,5 %
La rentabilité des obligations à rendement élevé n’est pas fonction des taux d’intérêt généraux. Tout comme pour les actions, leurs valorisations sont plus influencées par les événements propres à la société émettrice et par les tendances économiques que par les taux d’intérêt. Avec le redressement de l’économie, on assistera donc à un amenuisement de l’écart de taux entre obligations à rendement élevé et obligations d’État et à une hausse des cours des obligations
à rendement élevé.

Selon Dan Bastasic, « même si l’on observe des signes encourageants, il ne faut pas s’attendre à une grande fiesta économique pendant les quatre ou cinq prochaines années. » D’ailleurs, les obligations à rendement élevé n’ont pas besoin d’un climat économique florissant pour être performantes. Ce qui compte, c’est que la tendance économique soit positive. « Le nombre d’heures travaillées s’est maintenant stabilisé. L’indice de confiance des PME, qui, à mon sens, constitue le meilleur indicateur avancé qui soit, remonte fortement depuis quelques mois. »

Les qualifiant d’« actions travesties », Dan Bastasic affirme que les obligations à rendement élevé doivent avoir leur place dans le portefeuille des investisseurs. « Elles bénéficient du potentiel de hausse comme des actions en même temps que de la protection contre les baisses caractéristique des placements à revenu fixe, avec droit sur les actifs de l’entreprise. » À long
terme, leur rentabilité annuelle moyenne a dépassé les 7,5 %.

Jusqu’ici, les obligations à rendement élevé ont présenté un degré de risque moitié moindre que celui des actions. De plus, au sortir des récessions, les obligations à rendement élevé se sont montrées plus rentables que les actions. « Au cours des périodes de trois ans qui ont suivi les trois dernières récessions, cette catégorie d’actif a fait mieux que les actions, avec une rentabilité moyenne annualisée de 18 %, comparativement à 10 % pour les actions. »

Obligations à rendement élevé : un vaste choix
Les investisseurs disposent maintenant d’un plus grand choix de placements en obligations à rendement élevé, grâce au lancement de la Catégorie Mackenzie Sentinelle Obligations de sociétés nord-américaines et de sa version enregistrée, le Fonds enregistré d’obligations de sociétés
nord-américaines Mackenzie Sentinelle. Gérés par Dan Bastasic, ces nouveaux fonds assurent une exposition aux titres à revenu fixe à rendement élevé émis principalement par des sociétés du Canada et des États-Unis.

La Catégorie Sentinelle Obligations de sociétés nordaméricaines faisant partie de La Corporation Financière Capital Mackenzie, les porteurs peuvent passer d’un fonds Capitalcorp à l’autre, en bénéficiant d’un report de l’imposition. Ce fonds comporte également des titres de série
T6, qui versent des distributions mensuelles, au taux de 6 % par an. Ces distributions sont généralement entièrement constituées d’un retour de capital à imposition différée, ce qui permet aux investisseurs de toucher un revenu mensuel régulier sans devoir présenter leurs parts au rachat ni réaliser de gains en capital.

Dan Bastasic, gestionnaire en chef du Fonds d’obligations de sociétés Mackenzie Sentinelle. Cette chronique est une gracieuseté de la Corporation Financière Mackenzie (Placements Mackenzie).

Loading comments, please wait.