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Miser sur les petites aurifères

12 novembre 2009 | Commenter

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En entrevue à Morningstar Canada, le gestionnaire Ted Whitehead, de Gestion de placement MFC, voit encore de la croissance dans certains titres aurifères.

Le portefeuilliste principal du fonds Manuvie Occasions de croissance manifeste un optimisme absolu pour ce qui est de l’or. « Il semble qu’un seuil minimum de 1 000 $US l’once soit en train de s’établir, car cela fait un moment qu’il se négocie à des cours plus élevés », dit-il. Selon lui, la faiblesse continue du dollar américain, l’éventualité d’une résurgence de l’inflation et l’engouement perpétuel des investisseurs pour les lingots sont les facteurs qui stimuleront encore plus le prix de l’or.

Depuis le début de l’année, Ted Whitehead liquide ses positions dans les entreprises à grande capitalisation afin d’acheter des titres de nouvelles sociétés bien choisies du secteur aurifère canadien. « Les petites sociétés aurifères connaissent un essor plus important que les grandes parce qu’elles définissent ou développent de nouvelles ressources, parfois avec les compétences ou l’appui des grands acteurs mondiaux », indique-t-il.

Le fonds Manuvie Occasions de croissance compte actuellement 85 noms, dont près de la moitié (45 %) sont des petites capitalisations. Cette forte pondération devrait se poursuivre pendant un certain temps, car les petites entreprises connaissent généralement une poussée qui dure de deux ans et demi à trois ans pendant la phase de redressement d’un cycle économique.

Dans son choix des petites aurifères, Ted Whitehead préfère les sociétés évoluant dans des régions du monde qui sont favorables aux opérations minières.

Parmi ses récentes acquisitions, on note Rubicon Minerals. Cette société d’exploration aurifère concentre ses activités en Amérique du Nord. Elle contrôle plus de 65 000 acres dans le district de Red Lake en Ontario, 380 800 acres en Alaska et 225 000 acres au Nevada. Rubicon Minerals est bien financée : elle a réussi à rassembler 75 millions de dollars lors d’une acquisition ferme à laquelle MFC a participé. Bien que l’action de Rubicon ait connu un essor remarquable depuis le début de l’année, Ted Whitehead dit qu’elle se négocie toujours à une évaluation raisonnable.

Il a également un faible pour Victoria Gold, petite société dont la capitalisation boursière est de 129 millions de dollars seulement. Victoria Gold travaille à l’avancement de deux projets importants, l’un au Nevada et l’autre au Yukon. Le forage du Yukon se trouve à proximité de terrains d’exploitation appartenant à Kinross Gold, un producteur aurifère canadien bien connu. D’ailleurs, Kinross détient une participation très importante dans Victoria. En dépit d’un fort rendement cette année, l’action de Victoria Gold demeure sous-évaluée. Elle se négocie au rabais par rapport à ses pairs.

Le portefeuille de Ted Whitehead compte également des titres du secteur de l’énergie, comme Pacific Rubiales Energy, qui représentait 2,65 % du capital du fonds en septembre. Ce producteur de pétrole et de gaz naturel combine des actifs de prospection et d’exploitation en Colombie et au Pérou. Le spécialiste signale que le secteur énergétique colombien a été restructuré récemment afin d’encourager les placements dans cette industrie. « Ça a marché, et la production que cette industrie dégage est constamment en augmentation », explique-t-il.

Il attire enfin notre attention sur la firme Petrominerales, autre producteur d’énergie qui détient des intérêts en Colombie et au Pérou. Petrominerales a une capitalisation boursière de 1,6 milliard de dollars. « Cette société est dotée d’un bon financement et affiche un rendement élevé du capital utilisé », conclut Ted Whitehead.

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