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Morningstar passe en revue quatre produits de placement branchés

23 avril 2007 | Commenter

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(23-04-2007)Bhavna Hinduja, analyste en fonds de placement à Morningstar Canada, passe en revue quatre nouveaux produits qui, l’année dernière, ont fait partie d’une « vague de solutions novatrices » proposées aux investisseurs.

* L’indexation fondamentale. Deux firmes spécialisées dans la gestion indicielle, Claymore et Pro-Financial, tentent actuellement de percer le marché canadien avec des fonds qui appliquent des méthodes d’indexation basées sur les données fondamentales. Au lieu de classer les actions selon leur capitalisation, ces fonds indiciels utilisent des critères tels que les ventes, les flux monétaires, la valeur comptable et les dividendes, afin de mesurer la taille d’une société pour déterminer sa pondération dans l’indice. Claymore et Pro-Financial prétendent que leurs méthodes de classement sont supérieures à celles des fonds indiciels ordinaires, dit Bhavna Hinduja. Elles affirment que les titres dispendieux sont surreprésentés dans les modèles pondérés selon la capitalisation, car plus la valeur d’une action par part augmente, plus sa pondération gagne en importance. Or, en se fondant sur les résultats de tests rétroactifs, Claymore et Pro-Financial soutiennent que l’indexation fondamentale surclasse l’indexation traditionnelle. « Néanmoins, les investisseurs ne doivent pas confondre cela à une garantie de rendements supérieurs à l’avenir », prévient l’analyste.

* Les produits à effet de levier. Grâce à l’utilisation de dérivés, des fonds comme ceux de la famille Horizons BetaPro ou le billet CI à capital non protégé Harbour Foreign Equity EARN tentent de multiplier le rendement quotidien provenant d’un indice de référence sous-jacent. Par exemple, le fonds Horizons BetaPro S&P/TSX 60 Bull Plus entend doubler les rendements du S&P/TSX 60. Si cet indice prend 5 % un jour, ce fonds devrait dégager un gain de 10 %.
« Les investisseurs feront bien de se rappeler que le risque de perte en capital constitue le revers de la médaille des rendements amplifiés. Par exemple, si l’indice de référence chute de 5 %, le fonds Bull Plus perdra 10 %. Dans cette optique, les investisseurs devront donc porter une attention toute particulière aux menus détails de chaque produit, étant donné les profils de risque-rendement propres aux différentes options », conseille Bhavna Hinduja.

* Les fonds de catégorie T. Les investisseurs ayant une partie de leur portefeuille dans des comptes non enregistrés ou désirant des revenus réguliers héritent souvent d’une facture fiscale salée à la fin de l’année. Afin de contrer cette difficulté, de nombreuses sociétés de fonds communs ont commencé à proposer des versions fiscalement avantageuses de certains de leurs produits. Ce sont les fonds de catégorie T. Ces produits versent aux détenteurs de parts des mensualités aux montants prédéterminés. En général, une partie de cette distribution est considérée comme un remboursement du capital et n’est pas immédiatement imposable. Voilà un attrait pour les investisseurs. Cependant, ces remboursements de capital sont déduits du prix de base du fonds, faisant ainsi augmenter le gain en capital lorsque le fonds est finalement vendu. « L’autre inconvénient est qu’en période creuse, la valeur de ce produit pourrait ne pas augmenter assez pour faire contrepoids aux mensualités distribuées », note l’analyste. Deux scénarios peuvent alors se produire : la valeur liquidative par part chute, ou les distributions sont réduites. « Vous devrez donc vous assurer que les mensualités prévues sont réalistes et vous souvenir que le taux de distribution n’est pas garanti », dit Bhavna Hinduja.

* Les fonds étrangers neutres par rapport aux devises. Les marchés étrangers ont offert des rendements remarquables au cours des derniers trimestres. Cependant, les fluctuations des devises peuvent porter un dur coup aux performances. Les investisseurs se retrouvent donc face à un dilemme : couvrir ou ne pas couvrir leur participation aux devises? « Bien qu’il n’y ait pas de réponse catégorique, la règle générale est qu’à très long terme, sur 25 ans par exemple, les fluctuations des différentes devises tendent à s’annuler », souligne Bhavna Hinduja. Or, 25 ans, c’est un bail! Les « fonds neutres par rapport aux devises » pourraient donc représenter une option viable. Cependant, il faut savoir que si la valeur du dollar canadien venait à plonger, ceux qui ont investi dans ces fonds verront une partie de leurs gains potentiels partir en fumée.

Pour lire l’analyse de Bhavna Hinduja, cliquez ici :

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