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Économie

REER : six idées de placement

27 mars 2011 | Commenter

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titrelire_rendement_placement_425Vous avez probablement des clients qui ont cotisé à leur REER à la dernière minute en déposant leur contribution dans l’encaisse de leur compte. Maintenant, ils doivent placer cet argent et ne savent pas quel produit choisir. Morningstar Canada a demandé à ses experts de proposer des fonds au profil prometteur. Ils en ont recommandé six que présente Philip Lee, analyste en fonds de placement.

1. Mackenzie Cundill Renaissance
Ce fonds d’actions de PME mondiales investit dans des entreprises en train de sortir de difficultés financières ou de problèmes opérationnels, ou qui se remettent d’une chute du cours de leurs actions. « Ce fonds a été absolument laminé en 2008 à cause de sa participation aux valeurs russes, ukrainiennes et italiennes et à d’autres marchés qui ont souffert d’un manque de liquidité et ont été en proie à des problèmes géopolitiques », signale Philip Lee. Toutefois, il a rebondi de façon spectaculaire en 2009 et 2010, années où il a enregistré des rendements respectifs de 60 % et 27 %, en utilisant les liquidités qu’il avait en mains pour tirer profit de situations de détresse. Ce produit n’est pas pour tout le monde, car il est très volatil.

2. Mawer Mondial de petites capitalisations
L’une des firmes préférées de Morningstar Canada, Mawer offre une gestion «de premier ordre» et des options à peu de frais par le truchement de son entreprise de vente directe aux investisseurs. Paul Moroz est le gestionnaire principal de ce fonds d’actions de PME mondiales, et Morningstar Canada estime que c’est un des esprits les plus brillants et les plus prometteurs chez Mawer. Le fond Mawer Mondial de petites capitalisations s’est bien comporté au cours des trois dernières années avec un rendement de 7,9 %. Toutefois, il n’existe que depuis 2007. Malgré cette restriction, la firme a une forte culture du placement et applique un processus discipliné, ce qui devrait atténuer cette préoccupation.

3. CI Signature Catégorie de société mondiale sélect
Lancé à l’été 2010, ce fonds d’actions mondiales est dirigé par Eric Bushell, gestionnaire Morningstar de la décennie. Eric Bushell et les fonds Signature affichent un historique de succès éprouvé. « Ce produit est aussi celui qui incarne le mieux l’approche qu’a Signature de la gestion de fonds : un mandat souple et mondial (il peut investir dans les marchés développés et les marchés émergents) », note Philip Lee. Bien que de nombreux produits concurrents investissent aussi dans les marchés émergents, l’approche analytique de Signature incorpore ces distinctions géographiques dans un processus global plutôt que de les traiter comme une catégorie d’actifs séparée.

4. RBC Actions asiatiques
Pendant trois ans, ce fonds d’actions Asie-Pacifique a sous-performé par rapport à la médiane de son groupe. Pourtant, il existe de bonnes raisons d’y souscrire. D’abord, plus de 40 % de son actif est concentré au Japon. Or, après 20 ans de dérive boursière que viennent de couronner une catastrophe naturelle et un danger nucléaire, le pays du Soleil levant pourrait en surprendre agréablement plus d’un, alors qu’il reconstruit son infrastructure endommagée. Mais précisons qu’il s’agit d’une mise à long terme. Ensuite, investir à l’extérieur du Canada permettra de rééquilibrer sainement les portefeuilles surchargés de valeurs canadiennes, en plus d’ajouter l’avantage d’une certaine diversification des devises. Enfin, avec un RFG de 1,24 %, les parts de série D du  fonds RBC Actions asiatiques sont les moins chères dans la base de données de Morningstar Canada pour cette catégorie de produits. L’ennui avec ces parts, c’est qu’elles ne sont offertes que par le truchement d’un compte de courtage à escompte de RBC Placements en direct, ou directement auprès de Phillips Hager & North, et qu’elles sont sujettes à un placement initial élevé de 10 000 $.

5. Chou Associés
Le style « valeur stricte » de Francis Chou lui a fait mal en 2008, son fonds subissant une perte de 43,5 %. Toutefois, Morningstar Canada n’a pas perdu confiance dans ce gestionnaire primé. Alors que les marchés s’effondraient en 2008 et 2009, il a investi beaucoup d’argent dans des titres qui lui semblaient bon marché, notamment les créances en difficulté. Au plus fort de la marée noire dans le golfe du Mexique, Francis Chou a fait le plein d’actions de BP. Ce genre de décisions a été rentable : en 2009 et 2010, son fonds a gagné 30 % et 19 %, respectivement. « Bien que risquée, cette approche consistant à aller ramasser toutes sortes de traînards mal aimés à des prix défiant toute concurrence pourrait être extraordinairement payant », indique Philip Lee. De plus, le RFG de 1,74 % de ce produit est très raisonnable.

6. FNB indiciel iShares Russell 2000 IWM
Alors que l’économie progresse lentement aux États-Unis, les actions de PME, qui tendent à être plus sensibles aux fluctuations économiques que leurs homologues de plus grande taille, devraient fournir de bons rendements. Le FNB indiciel iShares Russell 2000 IWM est un moyen peu onéreux de se procurer une participation dans le marché américain. Le fait que ce fonds soit en dollars américains attise le risque lié à la devise. Toutefois, avec la flambée du dollar canadien, le moment pourrait être propice d’acheter des titres libellés en dollars US.

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