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Épargne

La retraite? Pas toujours quand on veut!

9 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Au Canada, 40 % des travailleurs ont du revoir leurs plans lorsqu’est venu le temps de prendre leur retraite, selon le rapport Plan de retraite, publié par L’Institut Info-Patrimoine BMO. En fait, la meilleure manière d’assurer son départ au moment prévu tient peut-être maintenant dans une seule recommandation : prévoir l’imprévisible. 

On peut lire dans ce rapport que la retraite a été prise à un moment imprévu pour 40 % des nouveaux retraités. De ce nombre, 29 % ont dû quitter plus rapidement que prévu, alors que 11 % ont choisi de quitter plus tard.

Les raisons invoquées pour expliquer un départ précoce sont nombreuses et variées:

  • 29 % pour des raisons de santé personnelles ou familiales;
  • 15 % suivant une perte d’emploi;
  • 11 % par désintérêt par rapport au travail;
  • 11 % pour cause d’invalidité;
  • 9 % en vertu de la capacité de prise de retraite anticipée;
  • 5 % en réponse à une proposition de forfait de retraite anticipée.

Ceux ayant opté pour un départ reporté ont dit « ne pas être prêt » (41 %), « aimer travailler » (28 %) et vouloir « gagner plus d’argent » (10 %). Le sondage évalue à 56 % le nombre de retraités à temps plein ou partiel ayant reporté leur retraite d’un à cinq ans.

Autres statistiques

Selon les résultats de ce sondage, plusieurs autres données apportent une perspective globale du contexte et permettent même d’anticiper l’évolution du phénomène.

  • 40 % des sondés ne bénéficieraient pas d’un régime de retraite avec leur employeur;
  • 30 % des répondants n’ont rien fait pour évaluer leurs besoins financiers actuels et ceux nécessaires à la retraite;
  • l’impression générale des répondants de ne « pas être prêts à prendre leur retraite », en tenant compte des aspects financiers et autres, a augmenté depuis 2008, passant de 32 % à 41 %.

Selon le rapport, ce sentiment émanerait d’un manque de planification et de certains facteurs économiques, dont la consolidation de dettes (57 %), l’absence d’un budget de retraite détaillé (65 %) et d’une méconnaissance de la conversion de l’épargne-retraite en revenu (75 %).

Le rapport intégral est disponible en ligne.

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