A A A
Blogue

L’arrivée de Trump pourrait affecter les revenus de retraite

16 février 2017 | William-André Nadeau | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

William-André Nadeau

William-André Nadeau

Faut-il indexer ou ne pas indexer les revenus de retraite? Il est certain que, si le fonds de retraite de l’employeur de l’investisseur est pleinement indexé sur l’inflation, celui-ci sera mieux protégé. Toutefois, si ses revenus dépendent des retraits de ses placements, il existe un risque potentiel…

Le tableau suivant démontre que, depuis les années 90, le taux d’inflation au Canada a varié de près de 2 % par année. Ces résultats illustrent un contraste marqué avec les années 70 et 80, époque qui s’est révélée facilement supportable pour les retraités, dont le revenu était indexé ou partiellement indexé.

Graphique – Historique de l’lPC au Canada (Statistique Canada) sur une base annuelle

graphique_blogue_wan_16fev_2017_600x185

En raison de la récente remontée du prix des matières premières ainsi que du coût des aliments et, surtout, depuis que Donald Trump, que je me plais à qualifier de monsieur inflation, est au pouvoir, une forte tendance inflationniste se profile à l’horizon. Comme l’illustrent des prévisions sur le niveau d’inflation au Canada (en anglais), il est fort possible que d’ici trois ans le niveau d’inflation frôle le 3 % par année au Canada, au lieu du 2 % historique enregistré depuis 25 ans. Si les revenus de retraite ne sont pas suffisamment indexés, le niveau de vie pourrait rapidement baisser. 

Comment lutter contre les effets de l’inflation sur la valeur du patrimoine?

Les placements à revenus fixes seront les grands perdants, car le marché obligataire offrira peu de potentiel de rendement. Les taux d’intérêt sur les dépôts à terme, quant à eux, deviendront fort probablement à peine supérieurs au niveau de l’inflation. Seuls les actifs de croissance comme les actions pourraient, à mon avis, offrir un rendement après inflation suffisamment élevé. Si l’on examine par exemple des placements qui ne rapportent en moyenne que 4 % par année et que le niveau de l’inflation atteint 3 %, on observera qu’il ne reste qu’un maigre 1 % de profit après inflation.

J’ajouterais pour terminer que j’ai des doutes quant au rendement des actifs immobiliers dans un contexte où ils n’ont pas connu de corrections sur les prix lors de la dernière récession.

Les opinions exprimées dans ce blogue n’engagent que son auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca ni de la Financière Sun Life.


*William-André Nadeau est vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Tactex. Il possède 32 ans d’expérience dans le domaine des services financiers, à titre de courtier, d’analyste et de gestionnaire de portefeuille.

Au cours de sa carrière, M. Nadeau a conçu et développé, avec succès, plusieurs services et produits financiers pour les investisseurs, comme le service de gestion assistée et l’application des conclusions de la recherche en finance comportementale à la gestion de portefeuille. Il est régulièrement consulté par la presse écrite au sujet des stratégies d’investissement et des performances des marchés boursiers. Il a également animé et participé à une centaine de séminaires et conférences portant sur les investissements boursiers et les revenus de retraite. Avant de se joindre à Tactex Gestion d’actifs, M. Nadeau a été président et gestionnaire de portefeuille chez Orientation Finance. Il a aussi cofondé et propulsé deux firmes de courtage : Investissements Courvie et Nadeau, Provencher et Associés.

Vous pouvez communiquer avec lui à : wanadeau@tactex.ca

Pour consulter les archives des blogues et balados de William-André Nadeau, cliquez ici.

Loading comments, please wait.