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Épargne

L’aversion au risque : une question d’attitude!

18 mars 2014 | William-André Nadeau | Commenter

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Pour déterminer la portion d’un portefeuille qui devrait être investie dans les actions, on utilise souvent un calcul tout simple : le nombre 100 moins l’âge de l’investisseur. Par exemple, un retraité de 60 ans devrait investir 60 % de son portefeuille dans les placements à revenu et 40 % dans les actions.

Un calcul simpliste et dépassé

Simpliste comme calcul? Un peu. C’est surtout un concept obsolète, car adapté à un contexte où le rendement des obligations à long terme chutait sans cesse, entre 1982 et 2012. Cette baisse continue des taux d’intérêt a permis un rendement à long terme de plus de 9 % annuellement, comme l’illustre le graphique de ce fonds.

Faibles en risque, les fonds d’obligations avaient alors la cote. Et même si la proportion allouée aux obligations augmentait avec l’âge, le rendement restait le même.

Mais les temps et les cycles changent. Ainsi, si les taux à long terme augmentent de 1 ou 2 %, les obligations offrent actuellement un rendement très médiocre aux retraités. Il faut donc accroître la portion en actions. Et c’est là que l’aversion au risque entre en jeu!

Comment gérer l’aversion au risque?

En reprogrammant son cerveau! L’aversion au risque, au bout du compte, c’est de la peur. Et cette peur est normale si on pense à la volatilité des marchés et aux chutes boursières. Elle est toutefois incompatible avec l’obtention de rendements adéquats.

Ainsi, il faut savoir s’adapter à l’évolution des marchés et apprendre à regarder les choses autrement. Après tout, ce n’est pas parce qu’on est à la retraite qu’on ne peut pas considérer son portefeuille sur le long terme!

Vaincre la peur en se basant sur des faits

Le conseiller en services financiers peut utiliser des illustrations et des graphiques sur la performance des actions, les déclins temporaires des bourses et la période de récupération des pertes afin d’aider son client à mieux cerner le concept des actions à long terme.

Le cerveau est programmé pour accorder énormément d’importance aux expériences vécues à court terme. Mais, dans les faits, les besoins de revenus à la retraite s’inscrivent sur du long terme : la retraite représente 10 à 30 années d’une vie!

Considérer les actions sur un long horizon de placement, c’est la bonne façon de voir les choses. Warren Buffet l’a d’ailleurs compris dès son jeune âge!

Les opinions exprimées dans ce blogue n’engagent que son auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Conseiller.ca ni de la Financière Sun Life.


 
William-André Nadeau

William-André Nadeau

William-André Nadeau est vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Tactex. Il possède 32 ans d’expérience dans le domaine des services financiers, à titre de courtier, d’analyste et de gestionnaire de portefeuille.

Au cours de sa carrière, M. Nadeau a conçu et développé, avec succès, plusieurs services et produits financiers pour les investisseurs, comme le service de gestion assistée et l’application des conclusions de la recherche en finance comportementale à la gestion de portefeuille. Il est régulièrement consulté par la presse écrite au sujet des stratégies d’investissement et des performances des marchés boursiers. Il a également animé et participé à une centaine de séminaires et conférences portant sur les investissements boursiers et les revenus de retraite. Avant de se joindre à Tactex Gestion d’actifs, M. Nadeau a été président et gestionnaire de portefeuille chez Orientation Finance. Il a aussi cofondé et propulsé deux firmes de courtage : Investissements Courvie et Nadeau, Provencher et Associés.

Vous pouvez communiquer avec lui à : wanadeau@tactex.ca

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