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REER : des taxes nuisibles

29 février 2016 | La rédaction | Commenter

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tirelire_tombee_destabilisee_epargne_dettes_425Les gouvernements devraient exempter les fonds communs « de toutes les taxes de vente provinciales », prône l’Institut économique de Montréal (IEDM). 

C’est l’une des mesures que propose l’organisme pour aider les épargnants à atteindre leurs objectifs de retraite.

À l’heure actuelle, la part des taxes de vente que payent les détenteurs de fonds communs dans les frais de gestion s’élève à plus de 8 %, rappelle l’IEDM. À titre comparatif, elle varie de 1 à 3 % pour les certificats de placement garanti et est inexistante sur les actions et les obligations.

Ces taxes minent le rendement des investissements et augmentent les frais de gestion des fonds de placement. En comparaison, les entreprises se font généralement rembourser la TPS et les taxes de vente provinciales, précise l’organisme.

« Cette taxation, unique aux fonds communs de placement, peut se transformer en facture de 7307 $ pour un épargnant ayant placé 5000 $ par année pendant 25 ans dans un fonds rapportant en moyenne 8 % sans les frais de gestion », illustre l’économiste Mathieu Bédard, de l’IEDM. Selon ses calculs, l’absence de taxes permettrait à son détenteur de cotiser cinq mois de moins pour en arriver au même résultat.

À l’heure où les rendements boursiers des derniers mois ont réduit la valeur des portefeuilles de nombreux Québécois, « les gouvernements rendent encore plus difficile l’objectif d’épargner suffisamment pour la retraite en faisant gonfler les frais de gestion des fonds communs de placement », indique l’Institut.

DEUX PROPOSITIONS

Pour remédier à la situation, l’IEDM propose l’une ou l’autre des deux mesures suivantes :

  1. accorder un remboursement équivalent à 33 % des taxes de vente payées, comme c’est déjà le cas pour les fonds de pension;
  2. exempter les fonds communs de placement de toutes les taxes de vente provinciales.

« Avec l’augmentation de l’espérance de vie, il est de plus en plus important d’épargner pour sa retraite, affirme Michel Kelly-Gagnon, président et directeur général de l’IEDM. Des programmes comme le REER et le CELI encouragent les Canadiens à épargner en permettant de placer une partie de leur revenu à l’abri de l’impôt, mais les gouvernements contredisent cet objectif en faisant gonfler indûment les frais de gestion des fonds communs de placement. »

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