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Épargne

Retirer de son REEE en toute quiétude

21 août 2015 | La rédaction | Commenter

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Ce n’est pas un secret pour les conseillers en services financiers : le recours au Régime enregistré d’épargne-études (REEE) est un excellent outil d’épargne à proposer son client. Mais une fois l’argent investi et les années écoulées, quelles sont les meilleures façons pour vos clients d’accéder à ces fonds une fois le moment venu?

C’est justement ce à quoi répond Gail Bebee sur le site de Morningstar Canada ce mois-ci. Voici quelques stratégies pour retirer ses REEE de façon efficace.

1. OPTER POUR UN REEE FAMILIAL

Plus souple qu’un REEE collectif, par exemple, le régime familial permet d’abord de désigner un ou plusieurs enfants en tant que bénéficiaires des fonds accumulés.

« Le REEE familial est habituellement le plus souple », explique Matt Sears, planificateur financier certifié et consultant à T.E. Wealth, à Toronto. Interrogé par Morningstar, il ajoute que « le fournisseur du régime devrait offrir de nombreuses options de retrait pour qu’au moment venu, il y ait une structure de paiement qui convienne aux besoins du bénéficiaire ».

2. SE RENSEIGNER DÈS LE DÉBUT

Dès le moment où ils commencent à épargner dans un REEE, vos clients devraient s’assurer de relire les règles du fournisseur du régime qu’ils ont choisi afin de se préparer aux retraits de fonds dans l’avenir.

Ils peuvent d’ailleurs consulter le site du gouvernement du Canada pour en savoir plus sur les caractéristiques des programmes d’épargne-études admissibles.

« Une fois qu’un bénéficiaire commence l’école secondaire, vos clients devraient se pencher sur la diminution des risques de placement dans le REEE, conseille Matt Sears dans l’article. Les avoirs du régime devraient être de nature de plus en plus prudente au fur et à mesure que la phase des retraits approche. »

Une fois le bénéficiaire prêt à commencer ses études supérieures, le REEE devrait contenir suffisamment de liquidités pour couvrir les retraits nécessaires pendant au moins la première année scolaire, tandis qu’il est conseillé de placer les fonds restants dans des investissements plus sûrs en prévision des années universitaires à venir.

Pour garantir que les retraits s’effectueront sans heurts, rappelle l’auteur de l’article, le souscripteur « devrait vérifier les règles de son régime lorsque le bénéficiaire est prêt à faire une demande d’admission à un programme post-secondaire ».

Au moment de retirer l’argent, vos clients devront obligatoirement remplir un formulaire en plus de prouver que le bénéficiaire est bien inscrit à un programme admissible.

3. OPTIMISER LES AVANTAGES

Le retrait des fonds d’un REEE doit s’effectuer de façon optimale afin de payer le moins d’impôts possible.

Les cotisations que vos clients utilisent pour payer des dépenses admissibles peuvent être retirées n’importe quand, et sans impôt à payer, souligne Morningstar.

Les étudiants peuvent recevoir jusqu’à 5 000 $ en Paiements d’aide aux études (PAE) – la portion du REEE constituée des gains de placement et des subventions gouvernementales – durant les 13 premières semaines de présence aux cours. Après cela, les retraits des PAE pour régler des dépenses admissibles ne sont pas limités.

Attention toutefois à bien utiliser les PAE en premier, puisque toute subvention non utilisée doit être rendue au gouvernement.

Si le moment est venu de fermer un REEE (qui peut rester ouvert pour une période maximale de 36 ans) et qu’il y reste de l’argent, toutes les subventions inutilisées du gouvernement doivent être rendues au gouvernement et les cotisations doivent revenir au titulaire, conclut l’auteur de l’article.

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