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Retraite: les Québécois misent sur l’État… et la loterie!

31 janvier 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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La quasi-totalité (94 %) des Québécois comptent sur la Régie des rentes du Québec (RRQ) pour couvrir leurs frais lorsqu’ils seront à la retraite, révèle un sondage pancanadien de BMO Groupe financier.

Curieusement, 36 % d’entre eux espèrent aussi gagner à la loterie (dont 14 % « fortement ») afin d’assurer leurs vieux jours. Même si, rappelle BMO, les chances de gagner une somme importante sont de l’ordre d’une sur… 14 millions!

Plus du tiers des répondants au Québec (39 %) affirment par ailleurs qu’ils dépendront « fortement » de la RRQ ou du Régime de pensions du Canada (RPC). Pour mémoire, les versements mensuels moyens de ces régimes sont inférieurs à 600 $.

Comparé aux autres provinces, c’est au Québec que les travailleurs misent le plus sur le régime public. Les Albertains arrivent en deuxième position (92 %), suivis des habitants des Prairies (88 %) et des Ontariens (87 %). À l’échelle nationale, 89 % des Canadiens comptent sur les programmes gouvernementaux (RRQ ou RPC) pour financer leur retraite.

Ces résultats sont plutôt inquiétants, jugent les économistes de BMO. En effet, vu les montants versés par le RPC ou la RRQ, les futurs retraités ne devraient pas compter dessus comme principale source de revenus, mais plutôt les considérer « comme des composantes additionnelles ».

Ils devraient aussi « s’efforcer de mettre en place leur propre  » régime de retraite personnel  » en cotisant à un REER de façon régulière », estiment-ils.

Même dans le cas de ceux qui peuvent compter sur un régime de retraite d’employeur pour financer cette étape de leur vie, les temps sont en train de changer, insiste par ailleurs BMO. En effet, non seulement les Canadiens sont de moins en moins nombreux à bénéficier d’un régime de retraite d’employeur, « mais les régimes à prestations déterminées, qui garantissent aux retraités de toucher des versements de retraite établis à l’avance, sont progressivement remplacés par des régimes à cotisation déterminée, dont les versements dépendront des sommes épargnées et de la façon dont les cotisations sont investies ».

Or, dans le cas des régimes de retraite à cotisation déterminée, un travailleur n’a aucune garantie quant au montant qu’il recevra une fois à la retraite, rappelle BMO.

De plus, même si un salarié bénéficie d’un régime de retraite d’employeur à cotisation déterminée, il devra s’assurer que ses cotisations sont investies en tenant compte de sa tolérance au risque, de la durée de placement dont il a besoin et de ses objectifs de retraite. « Comme il n’existe aucune garantie dans le cas d’un régime de retraite à cotisation déterminée, il est important de diversifier le coussin mis de côté en vue de la retraite, et d’aller chercher d’autres sources de revenus pour ses vieux jours », concluent les économistes de BMO.

En bref

Le sondage a aussi permis de connaître les sources de financement autres que la RRQ (et la loterie!) sur lesquelles comptent les futurs retraités québécois :

  • l’épargne personnelle – REER, compte d’épargne libre d’impôt, etc. (85 %) ;
  • un emploi à temps partiel (58 %) ;
  • la vente d’une maison ou d’une propriété (49 %) ;
  • un héritage (41 %) ;
  • le soutien de la famille ou des enfants (25 %).

 

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