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Revue de presse

Épargne-retraite : cinq règles à suivre pour les plus jeunes

22 juin 2015 | La rédaction | Commenter

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Une fois à la retraite, quelque 5,8 millions de Canadiens actuellement sur le marché du travail verront leur niveau de vie chuter d’au moins 20 %, prévoit une note économique de Marchés mondiaux CIBC publiée en mai. Plus précisément, environ 60 % des personnes nées de 1985 à 1989, et près de la moitié de celles nées à la fin des années 1960 n’arriveront pas à remplacer 80 % de leur revenu.

Selon la CIBC, l’origine du problème réside dans les faibles taux d’épargne actuels des ménages et dans la couverture de moins en moins généreuse des régimes privés.
Contrairement aux aînés qui ont vu le jour pendant la Deuxième Guerre mondiale et juste après, dont « seuls » 25 % risquent de connaître des difficultés financières, les Canadiens plus jeunes ont donc intérêt à s’y prendre à l’avance pour préparer leurs vieux jours… et à ne pas se tromper.

1) Prévoir l’imprévisible. Au sujet des crises financières, qui peuvent à tout moment gruger l’épargne accumulée, François Desjardins se demande dans Le Devoir s’il ne faudrait pas « planifier sa retraite comme on le fait pour un chantier de rénovation », c’est-à-dire en exagérant ses besoins financiers. Citant un récent sondage de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario (CVMO), le journaliste indique que « pas moins de 6 personnes sur 10 ont dû composer avec un événement de la vie si perturbateur qu’il a ébranlé les colonnes du plan de retraite. »

« Les trois principales épreuves qui secouent l’épargne ou le plan de retraite sont liées au soutien financier soudain d’un proche, à des dépenses de santé qui surviennent rapidement et à des pertes significatives et permanentes dans les marchés boursiers », précise-t-il.

2) S’adapter à la fiscalité. À partir de 65 ans, plusieurs règles fiscales changent ou deviennent applicables. « Pour tirer son épingle du jeu, il faut porter une attention particulière à la stratégie que l’on adopte dans le domaine des impôts », souligne Simon Lord dans La Presse. « Le fractionnement de revenu est un des premiers éléments à considérer », suggère-t-il, car ce mécanisme, qui donne la possibilité d’allouer jusqu’à 50 % du revenu de retraite admissible d’un conjoint à l’autre conjoint « permet généralement de payer moins d’impôts ».

Une formule d’autant plus intéressante, écrit le journaliste, car à partir de 65 ans, plusieurs formes de revenus deviennent admissibles au fractionnement, tant au provincial qu’au fédéral.

3) Savoir transformer son épargne en revenus de retraite. Quand vient le temps de convertir en revenus de retraite l’argent accumulé dans des placements enregistrés (régime enregistré d’épargne-retraite, compte d’épargne libre d’impôt) ou non enregistrés, « les conseils d’un spécialiste peuvent s’avérer précieux », écrit le magazine Protégez-Vous. « Il faut trouver un bon équilibre entre ces trois types de comptes, ce qui ne va pas forcément de soi en raison de nombreuses subtilités techniques », y explique Daniel Laverdière, actuaire et planificateur financier pour Banque Nationale Gestion privée 1859.

4) Se montrer vigilant vis-à-vis des arnaques. Pour ne pas voir ses économies fondre plus vite que prévu, il faut aussi faire preuve de prudence au moment d’investir. Dans une étude menée au printemps pour le compte de la CVMO, le Brondesbury Group a tenté de mesurer l’ampleur du phénomène de la fraude. Intitulé The Financial Life Stages of Older Canadians (Les étapes de la vie financière des personnes âgées au Canada), celle-ci révèle que près de cinq personnes sur 10 (46 %) affirment avoir été confrontées au moins une fois à une occasion d’investissement frauduleuse sur le Web, au téléphone ou directement (contre 27 % en 2012). Le rapport, basé sur un sondage en ligne auprès de 1 530 Canadiens de 50 ans et plus, estime par ailleurs que de 5 à 6 % d’entre eux sont victimes d’escroqueries avérées.

5) Améliorer son éducation financière. C’est notamment dans le but d’éviter ce genre de problème aux aînés que l’Autorité des marchés financiers (AMF) met la dernière main à sa Stratégie québécoise en éducation financière, un chantier « inspiré des meilleures pratiques développées ailleurs dans le monde », selon l’organisme réglementaire.

Avec ce projet, qui devrait se matérialiser à l’automne, « l’AMF fait figure de précurseur puisqu’il n’y a qu’au Québec où une stratégie propre à une province est développée, et ce, en parallèle de la stratégie fédérale », souligne Pierre-Alexandre Maltais dans Conseiller.ca.

Source étude CIBC : http://research.cibcwm.com/interdept/download/wmi-0529.pdf

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