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Revue de presse – Retraite : des rêves à la réalité

25 mai 2015 | La rédaction | Commenter

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La retraite s’apparente-t-elle à des vacances perpétuelles? Tout dépend à quel point on s’y prépare. Passer d’une vie de travailleur à une existence « libre » provoque parfois un déséquilibre, voire une crise existentielle. L’une des façons d’éviter ce piège consiste à profiter de cette étape pour réaliser un objectif de longue date, ou même plusieurs.

Qu’il s‘agisse de créer une petite entreprise, de voyager autour du monde ou de se lancer un défi sportif, le passage à l’action ne coule pas de source. Au-delà de l’aspect financier, il importe de se fixer des échéances. Faute de quoi, comme on a « tout le temps » devant soi, ces projets risquent fort d’être toujours remis à plus tard.

1) Les Québécois veulent rester actifs. Certains voient la retraite comme un moment où se la couler douce après de longues années passées à travailler. Mais de plus en plus de personnes espèrent que cette période leur permettra de concrétiser ces rêves qu’ils n’ont pu réaliser auparavant, écrit Mélanie Alain, dans son blogue Ma vie, mes finances, sur le site Yahoo! Québec. Citant une responsable de Gestion de patrimoine TD, elle note que les Québécois veulent être libres de « faire des choses enrichissantes », ce qui explique qu’ils voient la retraite comme une « libretraite » alors que, par le passé, celle-ci était plutôt perçue comme un aboutissement.

2) De futurs retraités bien préparés? Quel que soit leur âge, six Canadiens sur dix jugent être sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs de retraite, d’après un sondage de la Banque Scotia sur les comportements en matière d’épargne, repris par Conseiller.ca. Mené auprès d’un millier de personnes d’un océan à l’autre, ce sondage indique aussi que près de trois répondants sur dix (28 %) sont dotés d’un plan financier écrit.

Voici les principales sources de revenus dont ils ont prévu disposer pour assurer leurs vieux jours : un régime enregistré d’épargne-retraite ou un fonds enregistré de revenu de retraite (59 %); un régime de retraite public (58 %); de l’épargne hors REER ou hors FERR (38 %); et un régime de retraite d’employeur (37 %).

3) Au diable l’héritage! Par ailleurs, les Canadiens sont, avec les habitants de Hong Kong, les plus enclins à vouloir dépenser tout leur argent de leur vivant, constate un récent rapport de la HSBC intitulé Choices for Later Life (Les choix à faire pour l’avenir). Élaboré à partir de sondages mondiaux effectués auprès de 16 000 personnes (dont 1 000 au Canada), retraitées ou en âge de travailler, ce document compare les attentes des Canadiens à l’approche de la retraite avec celles de leurs homologues dans 15 pays. On y découvre, entre autres, que 27 % d’entre eux ont l’intention d’utiliser leurs économies pour accomplir leurs rêves.

En outre, l’étude révèle que les retraités canadiens sont plus susceptibles que les autres d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés pour leur retraite : 44 % d’entre eux affirment en avoir réalisé au moins un, ce qui est nettement supérieur à la moyenne mondiale qui se situe à 24 %.

4) Mais comment s’y prendre, concrètement? Pour tenter d’avoir une réponse, la journaliste Bev Cline, dans le Financial Post, prend l’exemple de Marty et Jeannette Fitzpatrick, un couple fraîchement retraité d’Hamilton, en Ontario. Leur rêve? Restaurer une vieille Chevrolet pour se rendre en Californie en empruntant, entre autres, la mythique Route 66. Des travaux qui leur coûteront de 30 000 à 40 000 dollars, estiment-ils, sans parler des frais de voyage. Pour financer ce projet, ils comptent utiliser leurs REER et Marty envisage de retravailler à temps partiel quelques mois ou d’accepter des contrats ponctuels afin de ne pas trop puiser dans l’épargne-retraite du couple.

5) Les Français confrontés à la (dure) réalité. Si l’on se fie aux études, la situation des retraités dans l’Hexagone semble moins enviable que celle des Canadiens. En effet, les trois quarts d’entre eux déclarent n’avoir pu réaliser au moins une de leurs aspirations depuis qu’ils ont cessé leur vie professionnelle, rapporte Le Monde.

Bien entendu, les « rêves » qui exigent des moyens financiers, comme les voyages, sont les plus difficiles à concrétiser. Rien d’étonnant, précise le quotidien, quand on sait que les quelque 13,7 millions de retraités français perçoivent en moyenne 1 032 euros par mois (1 400 $CAD) pour une carrière complète au régime général.

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