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Revue de presse

Retraite : se donner les moyens de bien vivre

24 août 2015 | La rédaction | Commenter

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Comment s’en sortir une fois à la retraite? Les montants perçus par l’État seront-ils suffisants? Sinon, d’où proviendront les revenus supplémentaires pour vivre correctement? Les épargnants ont tout intérêt à se poser ces questions le plus tôt possible pour déterminer leurs meilleures options.

Même si avoir « assez d’argent » demeure subjectif et varie grandement selon les styles de vie, la plupart des gens estiment qu’une retraite « réussie » passe par un certain degré de confort matériel. Difficile en effet de se distraire, de voyager ou de faire du bénévolat, par exemple, quand l’esprit est encombré par d’angoissantes questions matérielles.


1) Beaucoup de retraités craignent de manquer d’argent

Les Canadiens semblent bien conscients du problème, puisque 67 % d’entre eux se disent inquiets de disposer de fonds suffisants pour subsister jusqu’à la fin de leurs jours, d’après un sondage publié en juillet par Angus Reid (en anglais). Interrogés sur leur situation financière, les retraités se répartissent en trois grandes catégories : 38 % affirment avoir assez d’argent pour faire ce qu’ils veulent, 44 % indiquent vivre confortablement, mais sans être en mesure de s’offrir des extra », tandis que 18 % admettent avoir du mal à joindre les deux bouts.

Le sondage démontre aussi que les retraités du secteur privé sont plus nombreux à éprouver des difficultés (22 %) que leurs collègues du public (12 %), ces derniers étant plus nombreux (75 %) à bénéficier d’une pension que ceux provenant du privé (39 %).

2) Mode d’emploi pour une retraite réussie : des choix personnels

Qu’espèrent les préretraités et les retraités pour leurs vieux jours? Comment envisagent-ils de se tirer d’affaire financièrement? Une récente enquête de Fidelity menée auprès de 1 392 personnes révèle que 62 % des préretraités s’attendent à continuer de travailler, alors que 36 % ont l’intention d’utiliser leur maison pour générer une rentrée d’argent supplémentaire et que 22 % tablent plutôt sur un héritage.

Précision intéressante, les retraités actuellement au travail le font pour des raisons pécuniaires (54 %) ou pour rester actifs mentalement et physiquement (58 %), ou pour les deux à la fois.

L’étude détaille par ailleurs les « cinq principaux risques » qui menacent le revenu de retraite : l’inflation, les coûts liés aux soins de santé, la volatilité du marché, le fait de retirer trop d’épargne trop vite et la possibilité de voir ses économies s’épuiser de son vivant.

3) Les têtes blanches, cette autre société distincte

Alors que le nombre de résidences destinées à l’âge d’or explosera au Canada au cours des prochaines années pour cause de baby-boomers vieillissants, c’est au Québec que les aînés choisissent le plus de se regrouper au sein de maisons de retraite, explique Ross Marowits, de La Presse canadienne. Résultat, 18,5 % des personnes âgées de la Belle Province vivent dans 1 300 de ces établissements, comparativement à 9 % pour l’ensemble du Canada et à 5 % en Ontario, par exemple. À l’échelle du pays, le loyer mensuel moyen des studios et des chambres individuelles, incluant au moins un repas par jour, est de 2 107 dollars, précise Ross Marowitz. C’est au Québec qu’il est le plus faible (1 521 dollars) et en Ontario qu’il est le plus élevé (2 815 dollars), même si ces prix varient de façon importante selon les services fournis.

4) Les femmes plus vulnérables?

De toutes les peurs liées à l’argent, la crainte de manquer de fonds pendant leur vieillesse est celle qui préoccupe le plus de nombreuses femmes, même lorsqu’elles possèdent des connaissances financières pointues, disposent de revenus élevés et gèrent les finances familiales, relève une étude de l’Institut Info‑Patrimoine de BMO publiée au printemps dernier.

Dans le cadre d’un plan financier, l’un des éléments les plus importants est « la stratégie d’épargne selon laquelle une femme doit penser d’abord à elle afin d’atteindre ses objectifs », indique le document, qui précise que « le maintien de son niveau de vie pour une retraite confortable et le recours à des moyens pour prendre soin de ses personnes à charge peuvent faire partie de ses objectifs ».

« Tirer profit d’options d’épargne présentant des avantages fiscaux s’avère un excellent moyen pour atteindre ses objectifs rapidement, surtout si, comme la plupart des propriétaires d’entreprise et des personnes qui exercent une profession, une femme n’a pas de régime de retraite », conclut BMO.

5) Le Portugal, nouvel Eldorado des retraités français

Coût de la vie trop élevé et pression fiscale obligent, de plus en plus de Français quittent l’Hexagone pour s’exiler dans ce petit pays de 11 millions d’habitants, raconte Jérôme Poirier dans Le Monde. Rien que l’année dernière, quelque 7 000 d’entre eux se sont installés au Portugal, dont 80 % de retraités, soit trois fois plus qu’en 2013. Et la Chambre de commerce et d’industrie franco-portugaise anticipe qu’ils seront 20 000 à leur emboîter le pas au cours des 18 prochains mois!

La raison? « Une grande proximité culturelle et un coût de la vie inférieur de 3 % par rapport à la France selon l’OCDE, un climat agréable à seulement deux heures d’avion et une fiscalité très douce grâce au statut de résident non habituel », explique le journaliste.

Ainsi, à condition de séjourner au minimum 183 jours par an dans le pays (soit six mois et un jour), les étrangers qui s’installent au Portugal sont exonérés d’impôts sur le revenu pendant dix ans. De quoi faire réfléchir!

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