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Sécuriser son portefeuille de placement sur une longue période

14 octobre 2015 | William-André Nadeau | Commenter

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William-André Nadeau*

Il est préférable de planifier le revenu de retraite annuel en se basant sur le revenu de placement perçu au cours des trois années précédentes. Pour illustrer cette affirmation, prenons l’exemple fictif de M. et Mme Pignon, nouveaux retraités.

Mis à part son fonds de pension, le couple Pignon, au profil d’investisseur modéré, possède un actif de retraite générateur de revenus de 500 000 $. En moyenne, son portefeuille boursier représente 66 % de l’ensemble de ses placements, et le rendement anticipé par son planificateur financier atteindrait 6,5 %.

LA BAISSE DES MARCHÉS ENGENDRE UN SENTIMENT D’INSÉCURITÉ, ET LA HAUSSE, UN OPTIMISME DÉMESURÉ

Gérer ses revenus sur une longue période peut s’avérer très complexe, quand le court et le moyen terme diffèrent à ce point du long terme : certaines années, le rendement se situe entre 10 % et 25 %, et d’autres, il est constant ou diminue de plus de 10 %.

Comment M. et Mme Pignon planifieront-ils leur revenu de retraite si, par exemple, leur actif chute de 20 %, incluant les retraits? Il est certain qu’un sentiment d’insécurité risque de les envahir.

D’un autre côté, si le rendement est très élevé, on peut observer un optimisme démesuré, qui incite à augmenter les dépenses au lieu d’accumuler des réserves pour les mauvaises années.

AMORTIR

Une solution simple consiste à déterminer le retrait en se basant sur la valeur marchande des placements au cours des trois années précédentes.

En prenant en compte un niveau d’inflation de 1,5 %, le couple Pignon peut effectuer un retrait annuel de 5 %, ajusté annuellement, ce qui correspond à un revenu mensuel avant impôts de 2 000 $. Il doit, par contre, se montrer très rigoureux et discipliné, et se préoccuper le moins possible des fluctuations de son portefeuille de placements à court terme.

Dans l’hypothèse où, à long terme, le rendement dépasserait 6 5 %, M. et Mme Pignon auraient la possibilité d’augmenter leur niveau de vie; si le rendement était inférieur, par contre, ils devraient réduire leur train de vie, et surtout, ne pas toucher au capital.


*William-André Nadeau est vice-président et gestionnaire de portefeuille chez Tactex. Il possède 32 ans d’expérience dans le domaine des services financiers, à titre de courtier, d’analyste et de gestionnaire de portefeuille.

Au cours de sa carrière, M. Nadeau a conçu et développé, avec succès, plusieurs services et produits financiers pour les investisseurs, comme le service de gestion assistée et l’application des conclusions de la recherche en finance comportementale à la gestion de portefeuille. Il est régulièrement consulté par la presse écrite au sujet des stratégies d’investissement et des performances des marchés boursiers. Il a également animé et participé à une centaine de séminaires et conférences portant sur les investissements boursiers et les revenus de retraite. Avant de se joindre à Tactex Gestion d’actifs, M. Nadeau a été président et gestionnaire de portefeuille chez Orientation Finance. Il a aussi cofondé et propulsé deux firmes de courtage : Investissements Courvie et Nadeau, Provencher et Associés.

Vous pouvez communiquer avec lui à : wanadeau@tactex.ca

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