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Trop prudentes, les Québécoises?

16 mars 2014 | Dominique Lamy | Commenter

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Avec une espérance de vie supérieure à celle des hommes, les Québécoises profiteront d’une retraite plus longue. Toutefois, leur prudence en matière de placement peut être un frein à la réalisation de leurs projets et accroît également le risque d’épuiser leurs économies avant la fin de leur vie, dévoile un sondage de Desjardins Gestion de patrimoine.

Ainsi, 61 % des épargnantes au Québec qualifient leur profil d’investisseur de prudent ou modéré, comparativement à 46 % pour les épargnants. Alors que seulement 7 % des Québécoises se positionnent dans le profil audacieux ou dynamique, cette proportion grimpe à 19 % chez les hommes au Québec.

L’étude, réalisée par SOM à la fin décembre 2013 auprès de 1594 internautes québécois, révèle en effet que 74 % des répondantes détiennent des placements ou de l’épargne. Deux femmes sur trois ont l’intention de cotiser cette année à leur REER (63 %) et à leur CELI (66 %) dans la même proportion que les hommes, et ce, même si elles gagnent annuellement moins qu’eux.

Or, près du tiers des femmes (31 %) qui investissent dans un REER préfèrent ne prendre aucun risque avec leur capital. Malgré cette retenue face au risque, les épargnantes espèrent des rendements moyens s’élevant à 8,1 %, alors que l’Institut québécois de planification financière (IQOF) utilise un taux de 4,89 % dans ses projections pour un portefeuille prudent ou conservateur.

« Malgré leurs bonnes habitudes en matière de finances personnelles et la prévoyance dont elles font preuve, les femmes ne recueillent qu’une fraction des bénéfices de leurs placements. Leur prudence les amène à rater de belles occasions de faire davantage fructifier leurs avoirs malgré la vaste gamme de produits financiers qui s’offrent à elles », affirme Angela Iermieri, planificatrice financière au sein du Mouvement Desjardins.

De plus, 69 % des répondantes déclarent n’avoir que peu ou pas de connaissances en matière de placement. C’est pourquoi 78 % des épargnantes demandent l’aide d’un conseiller pour la gestion de leurs placements. « La relation avec le conseiller devient la pierre angulaire de l’ensemble de la préparation à la retraite pour la grande majorité des femmes », ajoute Mme Iermieri.

Un autre sondage réalisé en septembre dernier pour le compte de Desjardins Gestion de patrimoine confirmait d’ailleurs que seulement 15 % des Québécoises ont un plan financier écrit.

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