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Une réforme des retraites cause un tollé en Grèce

16 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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cout_dollar_coupure_couper_425Une dure réforme de la fiscalité et des retraites a été adoptée en Grèce la semaine dernière, malgré les cris des syndicats, les manifestations populaires et le refus de tous les partis d’opposition, y compris la droite conservatrice de Nouvelle-Démocratie, rapporte Le Monde.

La réforme prévoit la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, l’augmentation des cotisations, des taxes et de l’imposition, surtout pour les moyens et hauts revenus. Elle représente des mesures de plus de trois milliards d’euros (plus de 4,3 G$), soit plus de la moitié des coupes réclamées par les créanciers de la Grèce d’ici à 2018, souligne Le Devoir.

UN ACCORD AVEC LES CRÉANCIERS

L’adoption de cette réforme, réclamée par l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), semble avoir permis un certain déblocage concernant l’aide à la Grèce. L’Agence France-Presse rapportait en effet la semaine dernière une entente entre ce pays et la zone euro, ouvrant la voie au versement d’une part importante des prêts de 86 milliards d’euros promis en juillet 2015, mais dont le paiement se fait au compte-goutte.

À peine 21,4 milliards d’euros ont été versés jusqu’ici. Évalué à au moins 5,4 milliards d’euros, cette nouvelle aide sera utilisée en grande partie pour que l’État s’acquitte de ses arriérés, a expliqué le premier ministre grec Alexis Tsipras.

L’entente ouvre aussi la porte à un allègement de la dette publique grecque, laquelle atteint 350 milliards d’euros, soit plus de 180 % de son PIB. Une mesure réclamée à grands cris par la Grèce, et dont Bruxelles semblait avoir accepté le principe dès 2012, mais sans jamais aller de l’avant, rappelle Le Devoir.

En échange des prochains versements d’aide et de l’allègement de la dette, la zone euro exige de nouvelles réformes draconiennes à la Grèce, où le taux de chômage atteint désormais 25 %.

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